La non – application des lois a engendré l’anarchie

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l“L’anarchie qui caractérise l’aménagement du territoire et l’urbanisation est le fait de la non-application des lois.”, ont réaffirmé les experts en la matière, présents hier à la table ronde organisée au siège du journal El Moudjahid. Le secteur est régi par un arsenal juridique, mais son application fait défaut, cela a engendré toute l’anarchie qui caractérise nos villes et qui a causé les énormes dégâts à chaque catastrophe naturelle, selon toujours les spécialistes du secteur. Dans leurs interventions, les représentants du Centre de recherches en astronomie, astrologie et géophysique de Bouzaréah (CRAAG) ont rappelé le risque sismique qui caractérise notamment le littoral, où la majorité de la population est stabilisée. Après le séisme du 21 mai 2003 et le rapport réalisé sur la sismicité, un redéploiement vers les Hauts-Plateaux a été prévu par le gouvernement. “Pour réaliser cela, un aménagement des voies de communication vers le Sud, dont le rail, est nécessaire”, dira M. AYADI, directeur de recherche au CRAAG. Evoquant le rôle des intervenants dans l’urbanisation, “le manque de coordination entre eux est flagrant et une confusion dans leurs rôles est systématique” dira à cet effet un expert. Concernant le rôle des collectivités locales, Boudaoud, président du collège des architectes a estimé que le recyclage du personnel technique des communes est nécessaire pour passer à une vitesse supérieure dans l’urbanisme. Aussi, le renforcement des moyens techniques et l’application de la loi part les responsables locaux doit être de rigueur, a-t-il encore ajouté “la délivrance d’un permis de construire qui est du ressort du premier responsable de la commune, révèle une absence de l’architecte’’, dira Mohamed chérif du CTC. Illustrant l’anarchie que connaissent nos villes, il dira encore, qu’à Alger, 10 000 carcasses attendent leur finalisation depuis 1996.Ainsi “une vue aérienne d’Alger ressemble à celle de Bagdad après les bombardements”, a-t-il renchéri.

Naima B.

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