Vallée du Sahel – Les fruits et légumes vendus sous un soleil de plomb

Les rayons du soleil altèrent la qualité des produits alimentaires lorsque ceux-ci y sont exposés. Les premiers qui sont pointés du doigt sont les marchands informels qui étalent les produits agricoles, notamment, à l’air libre et sous un soleil de plomb. Ce constat est remarquable sur tous les tronçons qui parcourent la vallée du Sahel, o&ugrave,; sur les accotements des RN 15, 30 et 26, il est loisible de constater des «monticules» de pastèques et de melons, par exemple, exposées aux rayons du soleil durant toute la journée. Même si quelques vendeurs aménagent de petits chapiteaux de fortune, il n’en demeure pas moins que le problème est toujours présent. L’exemple le plus édifiant de cette cacophonie, c’est le marché anarchique aménagé sur les abords de la RN15 au chef-lieu de Chorfa, où des points de vente de produits alimentaires, comme les fruits, les légumes, les œufs et bien d’autres aliments, sont exposés au soleil, à la poussière, à l’humidité et aux gaz d’échappements. Cette incurie, imputée aux vendeurs informels, peut coûter cher au consommateur qui pourrait le payer de sa santé, voire même de sa vie, car les denrées exposées longuement au soleil, notamment avec des températures qui dépassent les 40 degrés, peuvent se corrompre et s’oxyder dangereusement. «Acheter une pastèque qui a passé des heures sous un soleil ardent n’est vraiment pas la meilleure des emplettes. Ça m’est déjà arrivé. J’avais pris une pièce de pastèque et là j’ai trouvé qu’elle était brûlante, car elle avait passé plusieurs heures sous les rayons solaires. Les services concernés doivent intervenir pour mettre un terme à ce problème qui a trop duré», préconise un habitant de Chorfa. Ce n’est malheureusement pas le seul fait saillant dans cette situation. Des commerçants, travaillant dans la légalité, mettent négligemment des denrées à l’extérieur de leurs magasins, comme les boissons gazeuses, les jus, l’eau minérale, les biscuits, le pain, et bien d’autres produits, laissés au soleil « cuisant » durant toute la journée, si ce n’est au-delà. Ces produits se transforment subséquemment en véritables poisons pour les consommateurs. En cette période où les intoxications alimentaires sont courantes, les services du commerce et ceux de l’hygiène sont appelés à prendre les devants en multipliant les contrôles et les inspections, pour parer à tout danger ou incident qui pourrait nuire à la santé des consommateurs.

Y Samir.