Des experts américains à Alger

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Dans le cadre de la coopération algéro-américaine, dans le domaine de la formation des magistrats, deux experts américains de l’Association américaine des hommes de loi (A.B.A) sont intervenus hier, à l’école supérieure de la magistrature sur le thème de la cybercriminalité. Ces spécialistes ont participé à l’élaboration de la convention européenne sur ce nouveau phénomène apparu avec le développement des moyens de technologie modernes, notamment l’Internet, et n’a cessé de prendre de l’ampleur avec leur développement.Le monde devenu ainsi, un village planétaire, la criminalité s’est modernisée pour faire des moyens de communication son support. Des crimes sont commis sur le net. Chose qui a nécessité l’adaptation de la législation et son actualisation pour lutter contre cette nouvelle forme de criminalité.Selon donc, les experts américains intervenus, en l’absence d’un cadre judiciaire onusien de coopération en la matière, l’Europe a fait des pas de géants, dont la convention du 23 novembre 2001, qui reste le seul cadre de coopération internationale de lutte contre la criminalité contemporaine.Ce traité ouvert à tous les pays est actuellement ratifié par 42 pays, à savoir ; Européens, Nord Américains, l’Afrique du sud et Japon.Dans ce sillage, l’Algérie a récemment installé une commission de réflexion pour l’élaboration de textes inspirés de textes déjà existants à l’échelle internationale.Pour les spécialistes américains, la lutte contre la cybercriminalité, constitue un défi qu’il faut relever. Pour cela, la coopération internationale est fondamentale car “le phénomène est transnational, donc le bourreau peut être dans un pays et la victime dans un autre, ainsi on ne peut pas stopper la cybercriminalité dans un seul pays”, dira Christopher Thonton, juge dans l’Etat de Virginie de l’ouest.“Trois conditions doivent être réunies, pour parler d’un crime sur le net, l’accès, l’intention et la victime’’, ajoutera-t-il.Selon ces américains mi-hommes de loi, mi-informaticiens, “on revient à l’information qu’utilise le criminel pour suivre ses traces’’.

Naima B.

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