La fièvre aphteuse, affectant particulièrement le cheptel bovin, semble se propager à grande vitesse. En effet, l’épidémie continue de s’étendre dans plusieurs wilayas du pays. A quelques jours de l’Aïd El Adha, les services agricoles ne cessent d’enregistrer de nouveaux cas de contamination. Selon le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, pas moins de 180 bovins touchés par la maladie ont été enregistrés dans dix wilayas du pays. S’exprimant lors d’une visité effectuée dans des zones agricoles de l’Algérois, le premier responsable du secteur a fait savoir que «tous les cas signalés ont été traités». Selon lui, plusieurs mesures ont été prises par son département dans le but de circonscrire cette maladie. Parmi ces mesures, le ministre a cité «la sélection d’une entreprise qui se chargera de l’importation du vaccin, l’interdiction de déplacement du cheptel d’une wilaya vers une autre, la mobilisation des vétérinaires et l’interdiction d’importation de bovins, jusqu’à l’éradication de cette maladie». M. Bouazgui s’est voulu rassurant quant à l’impact que pourrait avoir l’apparition de cette maladie sur la célébration sur l’Aïd El Adha. Il affirme dans ce cadre que «des points de vente d’ovins seront créés sous la responsabilité des services de wilayas». S’exprimant sur les prix proposés pour l’achat d’une tête d’ovin, le ministre a répondu que c’est le principe de l’offre et de la demande qui se chargera de les définir. Il a d’autre part assuré que les bêtes destinées au sacrifice seront toutes contrôlées par des réseaux de vétérinaires. Sur un autre volet, le ministre a mis en avant la «détermination» de son département à augmenter et à élargir les superficies agricole fertiles et irriguées et à récupérer les terres agricoles non exploitées. Il fera savoir dans ce sens que son département œuvre à moderniser le secteur agricole, préserver les terres fertiles et récupérer les terres non exploitées par les investisseurs. Le ministre a indiqué avoir donné des instructions pour assainir le secteur, assurer tous les agriculteurs, œuvrer à exploiter toutes ces terres, augmenter la part des terres irriguées par le recours à des systèmes et des techniques économiques en termes d’eau utilisée. S’agissant du reboisement, le premier responsable du secteur a fait savoir que plus de 6 millions d’arbres ont été plantés en une année. Une action, a-t il dit, qui encourage le secteur à augmenter la production agricole et à préparer les bases logistiques pour l’exportation et le développement d’une industrie de transformation pouvant absorber toute la production agricole.
L. O. CH
