« M. Le wali, on m’a obligé de dire ça »

Lors de la visite du chantier de réalisation de 1000 lits à Boukhalfa, l’on a déclaré au wali que ce projet sera livré au mois d’août. En supervisant le rythme et le taux d’avancement de travaux, le wali a vite compris que cet objectif ne serait atteint. « Avec un tel effectif et un tel rythme, on ne peut même pas le livrer d’ici décembre 2006 », a déclaré le wali au responsable du bureau d’étude. Et au wali d’enchaîner en l’apostrophant « Est-ce que vous pouvez livrer le projet avant fin août, réellement ? ». La réponse du responsable du bureau d’étude est « Non ». « Et pourquoi avoir présenté cette fausse prévision ? », renchérit le wali. « On m’a obligé de dire ça, M. Le wali ! », ne cesse de répéter cet ingénieur. Dans ce projet, il reste 189 chambres, soit 300 lits à réaliser. Pour respecter les délais et être au rendez-vous avec la prochaine rentrée universitaire, le wali a ordonné d’organiser le chantier, de renforcer l’effectif et le nombre d’entreprises qui y seront déployées. En plus de cela, nous avons constaté que dans certains projets, pour échapper aux foudres des responsables, l’on procède à la tactique qui consiste à faire noyer des délais de réalisations dans d’autres. A titre d’exemple, à Tigzirt, le projet lancé en avril 2002, est prévu pour être réalisé dans 24, puis 18 mois. Par la suite, une rallonge de 10 mois fut accordée. La livraison est prévue pour juin 2006 l’on a reporte de trois mois, soit jusqu’à septembre En attendant, peut être qu’une autre rallonge est entrain de prendre forme ?

M. H.