Les Canaris sont appelés à affronter cet après-midi, à partir de 17 heures, le Mouloudia d’Alger au stade Omar Hamadi de Bologhine, pour le compte de la 6e journée de Ligue 1 Mobilis.
Un Clasico qui se jouera, pour rappel, sans public, en raison de la sanction infligée par la commission de discipline de la LFP au club algérois. Le MC Alger (4e – 8 pts) et la JS Kabylie (2e – 9 pts) joueront donc devant des tribunes tristement vides, au grand dam des puristes habitués, par le passé, à de belles prestations des deux teams. Cela dit, ces deux grands du football algérien, les plus populaires du pays, restent sur une victoire, le MCA aux dépens de l’Olympique Médéa (2 – 1), et la JSK face à Paradou AC (1 – 0). Ces retrouvailles tant attendues et placées sous le signe de la revanche perdent donc par là toute leur saveur. On se rappelle de la fin de la saison écoulée, lorsque les Canaris avaient mis fin au rêve du Doyen qui jouait sur les deux tableaux nationaux, en le battant (3-1) en championnat et en demi-finale de la Coupe, disputée à Constantine. Cette saison, la formation kabyle, toujours invaincue après 5 matchs, a fière allure. Elle occupe provisoirement la 2e place, alors que le MC Alger suit à une longueur, de quoi attiser beaucoup plus les ambitions des deux clubs. Les Vert et Rouge, vainqueurs mardi à Médéa (2 – 1), ont, semble-t-il, digéré leur passage à vide enregistré en début de saison, lequel leur a coûté une élimination précoce en Champions’s League africaine. Ce qui a d’ailleurs entraîné le limogeage du Français Bernard Casoni, remplacé provisoirement par l’enfant du club, Rafik Saïfi, lequel entamera ses fonctions sur le banc de touche dimanche. Pour la JSK, tout baigne dans l’huile, avec l’excellent travail qu’effectue le coach Français Dumas et surtout après le retour en force du public. Une chose est sûre, les nouveaux joueurs recrutés par les deux clubs durant l’intersaison vivront lors de ce traditionnel Clasico l’ambiance des grands jours. La JSK, qui veut préserver son invincibilité, se présentera sur le terrain de Bologhine avec la ferme intention de poursuivra sur sa bonne dynamique. Un enjeu qui compliquera bien évidement la mission des Mouloudeéns qui auront du mal à contrarier des Kabyles en pleine confiance. Les Vert et Rouge, qui traversent des moments difficiles, devraient s’attendre à une forte opposition sur le rectangle vert. Les camarades du capitaine Saâdou se disent prêts à emballer le clasico et revenir avec le meilleur résultat possible de la capitale. Un pari qui peut paraître difficile, mais qui reste à la portée des jeunots de Franck Dumas, avides de s’illustrer et de démontrer que leur bon début de championnat n’est pas le fruit du hasard, mais celui du retour en force du club le plus titré du pays. Tous les ingrédients son réunis à même de permettre aux jaune et Vert de réussir un big match et de se positionner, à l’occasion, comme un des clubs sur lesquels il faudra compter cette saison. Auteurs d’un parcours sans faute jusque-là les Lions du Djurdjura ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Les coéquipiers de Benyoucef, qui ont le vent en poupe, sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur belle série de bonnes performances. Tous les joueurs savent qu’un bon résultat face au MCA leur fera plus de bien sur le plan moral et permettra d’aborder la suite avec assurance. Aussi, au vu de la bonne forme des Kabyles, les Mouloudéens, qui n’ont sans doute pas oublié la correction qui leur a été infligée par leur adversaire du jour en championnat et en coupe, risquent encore de subir le cauchemar cet après-midi. Hachoud et ses camarades sont d’ores et déjà avertis, les guerriers kabyles sont prêts et tous motivés pour ce rendez-vous qu’ils se refusent de rater. Le coach en chef, Franck Dumas, qui disposera de l’ensemble de son arsenal aura l’embarras du choix pour composer la liste des dix-huit et surtout le onze qui aura à débuter le match. Une donne qui augmentera les chances des Canaris dans cette bataille qui s’annonce acharnée entre deux formations dont la rivalité sportive n’est plus à démontrer.
Z. L.

