La ville de Sour-El-Ghozlane compte trois (03) établissements du secondaire (deux lycées et un technicum) et cinq collèges d’enseignement moyen. Mais parmi tous ces établissements scolaires, trois seulement portent un nom et ce sont bien évidemment les plus anciens. Le lycée El-Ghazali, inauguré en 1972 et les collèges El-Amjad, datant de 1975, et Larbi Ben Mhidi. Pour le reste, aucun établissement n’a été baptisé à ce jour. Le deuxième lycée de la ville ouvert en 1981 et connu sous l’appellation « Lycée nouveau » n’a en fait de nouveau que le nom. Pour les autres établissements du moyen, le fait de donner une appellation ou un nom reste également un problème pour les instances publiques chargées de le faire. Le « CEM filles » qui, avant sa reconversion en collège, était un CENT pour jeunes filles, fonctionne depuis une trentaine d’années. Et bien que cela fait vingt ans depuis que l’établissement est devenu mixte, il n’a toujours pas changé de nom et continue à s’appeler bizarrement « CEM filles ». Au vu de toutes ces anomalies, chacun se demande alors pourquoi ces lycées et ces collèges restent sans noms d’autant plus que les propositions ne manquent pas tels que les noms de Chahid, de personnalités illustres et autres femmes et hommes de lettres. On notera, à titre d’exemple, le nom du feu « Djamel Amrani » cet ancien moudjahid, natif de la ville, poète et homme de lettre que tout le monde connaît. Sinon pourquoi ne pas perpétuer les noms « Takfarinas », ce guerrier numide qui avait combattu les Romains dans la région, ou encore « Auzia » le nom antique de la ville de Souk El Ghozlane. Et ce n’est là qu’une partie infime de toute une multitude de noms à proposer pour servir d’appellation à nos établissements scolaires et autres édifices qui restent jusqu’à ce jour non baptisés, tant à Sour El Ghozlane que dans certaines commune de la daïra telles que Bordj Khriss, Dirah et bien d’autres.
M. Belaid
