Depuis trois semaines, les consommateurs sont stupéfaits devant la flambée des prix pratiquée sur l’ensemble des produits maraîchers étalés le jour du marché hebdomadaire à Aomar gare. Nous avons fait les marchés quotidiens et hebdomadaires des autres localités, les prix exorbitants affichés à Aomar gare n’existent pas ailleurs. A titre d’exemple, à Aomar gare, la pomme de terre coûte 35 DA contre 25 DA, carotte 30 DA contre 25 DA, salade 50 DA contre 40 ou 45 DA, piments piquants 200 DA contre 160 DA pour ne citer que ceux-là car la liste est très longue. Cette hausse est inexpliquée. Les consommateurs ne trouvent pas de réponses cependant les commerçants l’ont toujours. Ils se cachent derrière l’idée «les produits maraîchers se font rares au marché du gros et sont vendus chers, d’où le prix de revient est en hausse». A dire vrai, certains commerçants venant d’ailleurs, monopolisent le marché. Nous avons assisté dernièrement à une scène diabolique. Ces revendeurs menaçaient les fellahs qui viennent vendre leurs récoltes à des prix abordables, en les sommant de vendre aux prix fixés par ces sue-sangs ou de leur céder leurs marchandises et de prendre la clé des champs. A cet effet, nous avons approché un revendeur pour savoir les causes de cette hausse, celui-ci nous explique que ceci revient aux frais de transport, ce qui sous-entend la hausse du prix du carburant ainsi que le droit de la place au marché. Ce n’est guère la rareté des légumes, ni les intempéries, ni la cherté au marché du gros, qui mettent en hausse exorbitante les prix mais, à Aomar gare, les consommateurs aisés ne se soucient pas du prix ou de la somme à payer. En conséquence, le prix du revient du produit maraîcher, l’achat «aveugle» de certains clients se répercutent sur le consommateur de la dernière couche sociale qui se retrouve obligé de subir les conséquences de cette déplorable situation.
A. Bouzaïdi
