Il y eut des expositions de photos et d’écrits, sur ces fléaux et une sensibilisation préliminaire. Car, faudra-t-il le souligner, cette initiative a été bien accueillie par la population. L’écho a été favorable. La présence de femmes au foyer, sur les lieux, a été un indice révélateur sur l’intérêt accordé aux communications. Certes, l’objectif fixé par les organisateurs, c’est-à-dire, le collectif des associations du réseau de prévention et les membres de la ligue de prévention, était de sensibiliser les jeunes sur les dangers de la toxicomanie. Une fois sur les lieux, d’autres sujets ont été abordés, tels les moyens de contraception et de prévention contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles. Ainsi les médecins et les psychologues du centre Lewhi ont donné des conférences sur les deux sujets : Tabagisme et toxicomanie avant d’ouvrir un débat. D’emblée, les auditeurs ont posé un éventail de questions. Ces réactions ont donné, alors, l’explication à d’autres fléaux : – Le suicide, la violence dans toutes ses formes : Verbales, physiques et sexuelles. Au cours des différentes interventions il nous a été donné de relever cet intérêt que portent les intervenants à tous ce maux aussi ravageurs les uns que les autres. Pour être beaucoup clair, les conférenciers ont procédé à la technique du face à face. Cette manière d’agir a facilité aux uns et aux autres d’exposer leurs problèmes qui, jusque là, étaient encore des tabous. « C’est la première fois que nous avons rencontré une population rurale qui s’intéresse à tant de fléaux. C’est formidable. La présence des femmes au foyer nous a émus », remarque un conférencier. Avant de clôturer cette Journée, des dépliants ont été distribués. « D’autres rendez-vous et campagnes de prévention seront programmés dans les autres villages », nous confie M. Hamid Seddiki, un vice-président de l’association Tighri.
Amar Ouramdane
