Les hameaux à l’ère du gaz naturel

La chance sourit toujours à ceux qui savent attendre. Après avoir connu la disette pendant cinq longues années de 1997-2002, à la suite du blocage des activités de leur APC, la population de Tizi Gheniff a commencé à espérer avec le changement intervenu. Ainsi, plusieurs projets qui étaient en souffrance ont été réalisés donnant une autre dynamique à la localité, à l’exemple de l’ouverture du centre payeur CNAS, la recette des Postes. Il n’en demeure pas moins que pour les centaines de foyers, le plus beau cadeau offert, après cette longue attente est sans doute la réalisation de cet important réseau domestique gazier. En effet, il y a à peine quelques années, les citoyens des hameaux isolés n’ont jamais à l’idée d’avoir chez soi du gaz naturel, d’autant plus qu’ils habitent sur des collines. Mais, maintenant ce qui n’était même pas un rêve est devenu une réalité plus particulièrement pour Lourika, Ighil Oukarou, Tala Mokrane, Varar et Ikhlef, qui ont goûté, juste avant la chute des neiges, au bienfait de ce combustible, dont l’Algérie est le premier exportateur mondial. « C’est le paradis », nous confie M. Tazekrit, un enseignant qui venait d’acquérir, quelques jours avant le grand froid, un chauffage à gaz, après avoir cédé pour presque rien, son ancien appareil fonctionnant au mazout. En ce qui concerne le réseau en cours de réalisation, M. Cheikh Amar, le P/APC cite tous les hameaux et habitations isolés situés le long de la RN 68, à l’ouest du chef-lieu : Marako, village agricole, Les Zioui…Par ailleurs, pour les projets dont les études ont été finalisés, le premier magistrat de cette localité cite, Tiachacine, les Saber, Azounbi, Loumalah, Adila, Tala Ouamar. « Nous avons aussi en étude Tizi N’doukart et le carrefour des Bendou alors que nous espérons toucher à la fin Ouled Itchir, Ouled Messaoud et Tizi Lakhmis, la bouche sera ainsi fermée comme pour l’électricité avec un 100 U net », conclut-il. En attendant l’alimentation de ces hameaux limitrophes de ceux de M’kira, ces derniers attendant toujours avec leurs bouteilles de butane le passage d’un camion ou d’un tracteur.

Essaïd N’Aït Kaci