Le GSPC épinglé à l’Akfadou

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Une importante opération de ratissage est déclenchée, depuis quelques jours, dans le vaste massif forestier de l’Akfadou, mitoyen des deux wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa. Si, pour l’heure, les autorités militaires continuent d’imposer un black-out total sur l’étendue de cette opération, ses objectifs ainsi que son bilan, il n’en demeure pas moins que des informations concordantes font état de la mobilisation de plusieurs centaines d’hommes des 1re et 5e régions militaires. Nos sources attestent également que les soldats de l’armée auraient agit suite aux (précieuses) indications fournies par un émir repenti, qui aurait informé les services de sécurité de la présence dans ladite forêt, d’un important groupe terroriste affilié au GSPC. Des indications non encore vérifiées, affirment à ce titre, qu’il s’agit d’un important regroupement auquel prendrait part l’état major de l’organisation terroriste aux fins de réorganiser (et de peaufiner, le cas échéant) la stratégie d’action du GSPC dans le centre du pays. Quoi qu’il en soit, les importants moyens déployés par l’ANP tendent à confirmer tout ce qui se dit autour de cette opération. En effet, il faut savoir que l’artillerie lourde a été utilisée pour pilonner les périmètres suspectés d’abriter des éléments terroristes dès le début des opérations, il y a quelques jours. De plus, l’acheminement des compagnies militaires chargées du bouclage des zones ciblées par le ratissage (dont les véhicules, les engins et les armements lourds sont frappés des sigles de la 5e et la 1re régions militaires) a duré plusieurs jours, ce qui dénote de l’important nombre de militaires impliqués. Mieux, les unités terrestres ont été appuyées, dès vendredi, par d’intenses raids aériens opérés par les hélicoptères de l’armée de l’air. Le retentissement des bombardements (ininterrompus par moments) a été entendu sur plusieurs kilomètres à la ronde. A en croire nos sources, le commandement des opérations aurait fait appel aux unités aéroportées suite au repérage d’un groupe terroriste (dont le nombre n’a pu être déterminé) et qui serait pris en tenaille des militaires en tentant de desserrer l’étau sur lui même, ce qui explique l’intensité des raids opérés. Tout compte fait, nous ne disposons, jusqu’à présent, d’aucun bilan officiel de cette opération. Ce qui est sûr, par contre, c’est que le ratissage est en passe de s’inscrire durablement dans le temps.

Ahmed. B.

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