Aïn El Hammam – Les supporters de la JSK réclament des bus

Les jeunes supporters de la JSK, résidant dans la région de haute montagne rencontrent maintes difficultés pour se rendre au stade, à l’occasion des matches qu’ils ne rateraient pour rien au monde. Cependant, les déplacements grèvent sensiblement le budget de ces jeunes étudiants et même des chômeurs qui doivent quémander quelques billets pour aller voir jouer leur club fétiche. Aux cinq cent dinars du prix de l’entrée au stade, il faut ajouter les frais de transport et de restauration. Parfois, nous arrivons difficilement à dégoter un fourgon dont les propriétaires demandent jusqu’à cinq cents dinars pour un aller-retour entre Tizi-Ouzou et Aïn El Hammam. C’est durant l’après midi de vendredi que nous avons rencontré les «inconditionnels» rentrés de Sétif au courant de la nuit. Ils arboraient encore fièrement les maillots, les écharpes et autres objets rappelons la JSK. Même si leurs sujets de discussion favoris d’aujourd’hui est le déplacement vers la ville de Aïn Fouara, ils n’ont pas raté l’occasion de nous parler des difficultés qu’ils rencontrent lors de leurs déplacements. «1500 dinars, juste pour le déplacement, sans compter les autres frais», nous dit un étudiant qui dispose d’une cagnotte qu’il a amassée en faisant plusieurs boulots durant les vacances. Les distances ne les rebutent nullement pour peu qu’ils disposent d’un moyen de transport à leur portée. «On se contente toujours d’un petit casse-croûte. Mais l’essentiel est de tirer vers le haut ce club héritier du «jumbo jet» dont on nous a tant parlé. », disent-ils. Ces jeunes qui n’ont d’autre loisir que le stade aimeraient que les APC d’Aït Yahia, de Michelet d’Ath Bouyoucef et autres mettent à leur disposition des bus à des prix abordables. La région d’Aïn El Hammam et d’Iferhounene recèlent un nombre très important de supporters de la JSK. Ce qui n’est un secret pour personne est que cet engouement a gagné tous les habitants de tous âges. Une victoire est toujours accueillie avec enthousiasme et des manifestations de joie à travers les routes, les villages et dans les foyers, où on ne compte que des fans du club fétiche kabyle.

A. O. T.