Les députés dissidents du Parti des Travailleurs n’ont pas tardé à réagir aux accusations de Louiza Hanoune. Dans une déclaration rendue publique hier, et signée par six ex-dirigeants du parti, à savoir Karim Boudjaoui, député de Béjaia, Groucene Abdelkader, député d’Oran, Merrouche, député immigration en France, Naïli Khedidja, députée d’Oran, Arab Oukaci, député de Tizi Ouzou et Benyoucef Zenati, élu à l’APW d’Alger, les contestataires disent vouloir » rétablir la vérité » et répondent aux responsables du PT, qui étaient contraints d’organiser un congrès extraordinaire, et affirment : » nous n’avons jamais milité ou exploité notre mandat afin d’assurer notre propre prospérité sociale » et ils interrogent leurs vis-à-vis s’ils peuvent » dire autant « . » Contrairement à vous, nous pouvons justifier tout ce que nous pouvons posséder, centime par centime, pouvez-vous en dire autant ? « , ajoutent encore les élus qui s’adressent à Louisa Hanoune et à Djelloul Djoudi en des termes très forts : » Donnez-nous vos bombes et on vous donnera nos couffins « .Pour appuyer leurs dires, les anciens responsables démissionnaires, que Mme Hanoune dit radiés, reprochent à la porte-parole du PT d’avoir participé aux élections partielles en Kabylie et d’avoir voté pour la loi de finances 2006 et l’accusent de » zaimisme-bureaucrate « . » Nous n’avons été ni radiés ni exclus, nous avons démissionné. Nous ne pouvions continuer à supporter le zaimisme-bureaucrate, la soumission, le culte de la personnalité…Nous ne pouvions continuer à militer dans un parti spectacle, un parti électoraliste, un parti où il est interdit d’avoir une opinion fruit de sa propre réflexion… « , écrivent les rédacteurs qui mettent en garde qu’ils se réservent le droit, en prenant à témoin l’opinion publique, » d’ester en justice pour diffamation et atteinte à intégrité morale toute personne qui s’attaquerait à nous « .
Ali Boukhlef
