« Notre village n’est pas à vendre », ou encore « Lharma N’taddart », tels sont les slogans inscrits sur des banderoles portées à bout de bras par les habitants de Taourirt Menguellet, lors d’une marche de protestation qui a eu lieu dimanche dernier. L’objet de cette manifestation avait pour but d’attirer l’attention des autorités sur le refus du village « pour raison de santé », de voir l’opérateur de téléphonie mobile « Mobilis », installer un relais en plein centre de l’agglomération. Un appel au soutien, en direction de la population a été diffusé la veille. Sur le tract le comité du village a insisté sur les raison de leur révolte. Ce qui explique que les commerçants aient baissé les rideaux, dès huit heures du matin, en signe de soutien pour certains et de protestation pour les autres. Bien que la plupart des gens soient au travail en ce moment, la marche vers le tribunal d’Aïn El Hammam, qui a commencé avec une centaine de personnes, a vu son chiffre doubler à l’arrivée avec les sympathisants qui se sont joints aux habitants de Taourirt. Les manifestants se sont massés, en silence devant le palais de justice. Le procureur de la République près le tribunal de la ville, a reçu deux délégués du village accompagnés du vice-président de l’APC, Aomer Zoulim, venu apporter son soutien aux protestataires. Contrairement à ce qui a été colporté ça et là, le procureur de la République a rassuré les plaignants quant à l’issue du problème. Un des membres du comité à mis l’accent sur le silence de l’opérateur, mis en cause. Les manifestants satisfaits, se sont dispersés dans le calme.
Nacer B.
