SAHARIDJ – Retombées néfastes de la décharge publique – La délocalisation urge

Ce qui se passe au niveau de la décharge publique du chef-lieu de la commune de Saharidj dépasse tout entendement.

Ce répugnant dépotoir classé exagérément décharge contrôlée est implanté à moins de 100 mètres de plusieurs infrastructures étatiques telles que la bibliothèque communale, le CPFA, le lycée, et à moins de 50 mètres du stade communal. Cette situation cause beaucoup de désagréments aux centaines de citoyens qui se rendent au quotidien au niveau de ces structures. Cette décharge est aussi étroitement ceinturée par trois cimetières qu’elle empeste à longueur de journée par des odeurs nauséabondes avec des nuées de mouches et de moustiques. Ces insectes volants qui sont des vecteurs de maladies contagieuses et dangereuses représentent un danger pour la santé publique. Actuellement, cette décharge prend du volume à vue d’œil. Situation due au fait que les éboueurs de la commune déversent les collectes d’ordures ménagères en périphérie de son périmètre initial. A l’heure actuelle, l’assiette de la décharge frôle les deux (2) hectares et dépasse très largement son périmètre prévu. Les équipes d’éboueurs qui ne font qu’à leur tête déversent les déchets directement sur la chaussée de la voie d’accès de la décharge, des cimetières et du stade communal. Cette route ne tardera pas à être totalement obstruée au même titre que les fossés de drainage des eaux pluviales. Il convient de signaler que ce dépotoir reçoit en plus des ordures ménagères du chef-lieu de commune de Saharidj, celles de tous les villages et agglomérations périphériques. Ce qui donne une idée du volume des déchets qu’elle reçoit quotidiennement. Bizarrement, Saharidj est la seule commune de la daïra de M’chedallah qui compte six (6) municipalités à ne pas acheminer leurs ordures ménagères au centre d’enfouissement technique (CET) d’Ahnif prétextant un manque de moyens d’évacuation. En attendant qu’on se penche sérieusement sur le cas de cette décharge catastrophique, ses retombées non moins catastrophiques sur l’environnement et la santé publique continueront à constituer le point noir qui nargue les autorités et les élus locaux.

Oulaid S.