Un village qui souffre

Lamentable est l’état dans lequel se trouve le village Thaourirt Amar. Bourg érigé à 5 km au nord du chef-lieu d’El Esnam, ce village, qui a connu un exode massif lors des années du terrorisme, a repris la vie normale, ces dernières années, et ce suite au retour de la sécurité. Les villageois sont retournés à leurs maisons et à leurs champs, mais toujours confrontés, cette fois-ci, à une souffrance d’une autre version. Il s’agit du manque de conditions de vie, car ledit bourg enregistre un manque flagrant en matière de commodités. On cite, en premier lieu, la route reliant ledit village au chef-lieu qui est dans un état dégradé, ce qui complique le déplacement par route. Bien sûr, on ne peut aborder le problème de la route sans évoquer celui du moyen de transport, car ce dernier dépend du premier, autrement dit, si l’état de la route est bon, cela incite les transporteurs à y venir travailler. Malheureusement, ce n’est pas le cas à Thaourit Amar. Le transport est inexistant dans ce bourg à cause de l’état de la route précité. A ce titre, les habitants pour rejoindre le chef-lieu, sont contraints de dégourdir leurs jambes autant le matin que le soir. S’agissant de l’éclairage public, cette commodité est absente dans le village et à chaque fois que le jour s’éclipse et la nuit fait son apparition, le bourg est plongé dans le noir. Autre problème qui fait défaut, c’est celui du gaz de ville. A ce titre, la population souhaite voir débuter les travaux du réseau de conduite du gaz de ville dans un avenir proche afin de pouvoir s’y alimenter. La seule chose qui ravisse les villageois est la réalisation du réseau d’AEP qui alimentera le bourg en eau potable dans les mois à venir, car les travaux de canalisation sont déjà achevés.

M. Ali