Chez les bouchers, rien ne se perd

Le célèbre chimiste français Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794), considéré comme étant le fondateur de la chimie moderne, dans sa loi de conservation de la masse, affirmait : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». En effet, les bouchers semblent quelque part inspirés par cette loi puisque chez eux, « rien ne se perd, tout se vend ». C’est un client qui entra chez un boucher de la région et comme par hasard, il remarqua la présence du cerveau d’un bœuf sur son étal. Etonné, il lui dira : « C’est à vendre, ça aussi ? ». « Bien sûr », répond le boucher. Le client continue : « Mais, rien ne se jette chez vous ! Le cuir, les abats, les suifs. Il ne vous manque que les cornes à vendre ». Alors, le boucher fait sortir d’un coin une paire de cornes découpées avec une partie du crâne et lui dira : « Une fois dégraissé, bien façonné et bien fini, cet objet de décor me rapportera autant d’argent que les issues et les abats compris ». Malgré tous ces gains, le coût de la viande est indétrônable et tourne autour de 550 DA le kg, le bifteck, foie et cœur avoisinent les 1 000 DA le kg.

Farid A.