L’école du village Tifra dans la commune de Tigzirt vit une protestation ces derniers jours. à l’origine de cette colère, les logements de fonction.
Les enseignants et les travailleurs observent un mouvement de grève qui dure depuis plusieurs jours pour exprimer leur désapprobation de ce qu’ils qualifient d’occupation illégale. En effet, les protestataires reprochent à la direction, l’assemblée populaire communale et la direction de l’éducation un laisser-aller en matière de ces logements d’astreinte destinés normalement aux enseignants en fonction dans une école. Au niveau de l’école primaire du village Tifra, les enseignants estiment que ces habitations reviennent de droit à ceux qui sont exercice. Mes ces derniers sont occupés, ajoutent-ils, par des retraités. Les élèves de cette école ont dû retourner à la maison en attendant que les grands règlent leurs litiges. Les parents sont partagés au sujet de ce débrayage. Certains estiment que les enseignants en exercice sont dans leur droit de réclamer ces logements. Il y va même de l’intérêt des enfants qui auront quotidiennement à leur disposition un instituteur ou institutrice plus efficace car vivant dans de bonnes conditions. Cette catégorie considère que les logements sont un moyen important dans la stabilité et le bien-être des enseignants favorables à la bonne prise en charge des élèves. Une autre catégorie, par contre, estime que les logements même importants, ne sont pas pour autant indispensables. Les enseignants habitent près des écoles. La situation n’est plus la même qu’au temps de la construction de ces écoles. Ces habitations étaient nécessaires en ces temps parce que les instituteurs venaient généralement de loin. L’Etat avait doté les établissements de ces logements pour permettre un cursus scolaire régulier aux enfants. Un train régulier qui avait besoin de la stabilité des instituteurs en ces temps-là. Par ailleurs, il est à noter que les logements de fonction sont un véritable casse-tête pour la tutelle. Occupés par des enseignants et des employés de l’éducation en retraite, ces derniers restent nécessaires dans beaucoup de cas pour de nouveaux enseignants. Ce dossier qui implique directement les élus au niveau des mairies, constitue l’un des litiges qui dure depuis des décennies sans trouver une solution définitive. Pour contraindre certains occupants, les maires ont initié des procédures judiciaires, qui butent toutes sur l’absence d’exécution pour des causes humaines aussi. Beaucoup d’enseignants en retraite n’ont pas de logement où habiter. Enfin, notons que les parents d’élèves s’inquiètent sérieusement pour le cursus de leurs enfants, surtout pour ceux des classes de cinquième qui ont un examen en fin d’année.
Akli N.

