Les routes mises à mal

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Dans la daïra de Chemini comme dans d'autres localités de la wilaya de Béjaïa, la quasi-totalité des villages, rues et ruelles sont dans un état de dégradation avancée.

Les multiples travaux engagés par les différentes entreprises chargées de la réalisation des projets tels que le raccordement au gaz de ville, fibre optique, assainissement, alimentation en eau potable… ont amplement mis à mal le réseau routier. Des chantiers laissés à ciel ouvert. Plusieurs travaux sont inachevés, nuisant ainsi au cadre de vie du citoyen. Par ailleurs, dans la daïra éponyme, les travaux de raccordement au gaz naturel accusent un retard incommensurable, qui n’est pas du goût et des habitants et des élus locaux. Ainsi, les premiers magistrats des communes de Chemini, Souk-Oufella, Tibane et Akfadou ne comptent pas rester les bras croisés devant la pérennité du chantier afférent au gaz. C’est dans cette optique que lesdits maires se sont réunis le samedi 24 novembre 2018 dans la salle de délibération de la commune de Chemini en présence des membres de la coordination des citoyens de Chemini. Pour rappel, ladite coordination est créée en 2014 à dessein de revendiquer le raccordement des quatre communes de la daïra de chemin au réseau de gaz de ville. Ce faisant, après la réunion qui s’est tenue ce samedi dans un cadre serein et responsable, il a été convenu à l’unanimité de dégager une commission mixte pour demander audience auprès du premier magistrat de la wilaya, et ce, afin d’exiger la levée de toutes les oppositions, le respect des engagements pris et l’achèvement du projet de raccordement de tous les foyers de la daïra de Chemini dans les délais. «Nous ne pouvons rester inertes devant le retard qu’accuse ce projet tant attendu par la population locale. Nous avons bataillé pour arracher ce droit, mais force est de constater que nous ne sommes pas au bout de nos peines», souligne un membre de la coordination. Les travaux de raccordement au gaz de ville, lancés depuis plus de deux ans et demi, sont toujours à la traîne au grand dam des habitants qui souffrent du manque d’un minimum de commodités. La guigne suit apparemment les habitants des Ath Waghlis et des Ath Mansour qui font face à la tracasserie de la bonbonne de gaz. Les travaux entamés depuis belle lurette, incommodent énormément les habitants des villages et au rythme où ils sont menés, ils ne sont pas prêts de s’achever. Les chemins communaux qui vont des routes nationales ou des chemins de wilaya vers les villages et qui sont pour la plupart réalisés en tri-couches, sont à moitié défoncés et si rétrécis qu’à certains endroits, les travaux de raccordement au gaz de ville ont rendu impossible le croisement de deux véhicules. Les promesses «mirobolantes» de la wilaya concernant la «mise à niveau» pour rattraper les retards accumulés depuis des lustres, annoncées en grande pompe par les successifs responsables locaux et les membres du gouvernement en visite de travail dans la région, peinent à voir le jour, laissant ainsi la population à son triste sort.

Bachir Djaider.

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