BEJAÏA – Mine de plomb et de zinc d’Amizour – L’exploitation retardée par le permis

Dans une lettre transmise, hier, à notre journal, la directrice générale de WMZ (Western Mediterranean Zinc), Mme Touati, tient à préciser que «la société n’a pas encore obtenu le permis d’exploitation».

Voulant avoir davantage d’informations sur le projet de la mine Zinc/Plomb d’Amizour-Tala Hamza, la directrice de WMZ dira : «Le projet, en somme, est sur la bonne voie, les études de faisabilité et d’impact sur l’environnement qui ont été réalisées par WMZ (Western Mediterranean Zinc), ont été satisfaisantes et avalisées par les autorités».

Dans un premier temps, faut-il le rappeler, le document portant l’étude de faisabilité, un volumineux document de 2000 pages, remis au ministère de l’Energie et des Mines, début février 2010, par le directeur général de Terramin au P-DG de Western Mediterranean Zinc, J. -P. Wilhelmy pour l’obtention d’un permis d’exploitation, mettait en évidence que «la mine sera exploitée dans le respect des normes de santé, de sécurité et d’environnement les plus strictes».

De son coté, le ministère de l’Energie et des Mines expliquait en 2012 que : «La mise en exploitation de ce gisement n’est pas une chose facile. Il faut, au préalable, que les conditions économiques, techniques et, surtout, sécuritaires et environnementales soient réunies», précisant que les études de faisabilité et d’impact sur l’environnement qui ont été réalisées par WMZ (Western Mediterranean Zinc) n’ont pas été satisfaisantes. »

Lors d’une visite dans la région en février 2012, Youcef Yousfi dira : «Nous continuerons à faire les études nécessaires pour trouver la meilleure méthode pour exploiter le gisement», soulignant que la méthode de «foudroyage en masse» sur laquelle se base WMZ n’a guère satisfait les experts de son département. Youcef Yousfi reprenait à la lettre, par cette déclaration, les conclusions de la contre-expertise “technico-économique’’ pour la mise en exploitation du gisement de plomb-zinc d’Amizour qui a été lancée en 2011, par l’Entreprise nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles (ENOF).

Cette étude a été lancée pour «s’assurer de la conformité de tous les travaux d’exploitation et la faisabilité de tous les paramètres ayant servi à la projection d’une exploitation souterraine du gisement». C’est désormais chose faite. Il ne reste donc à WMZ que le permis pour exploiter ce gisement qui s’étend sur 125 kilomètres carrés.

F. A. B.