APC DE TOUDJA – La gestion du maire décriée par la majorité des élus – S’achemine-t-on vers le blocage ?

Après son installation, au forceps, il y a de cela moins d’une année, l’APC de Toudja s’achemine désormais vers le blocage. Au terme de leur session, tenue lundi dernier, 8 élus (4 Front de l’Avenir, 3 RCD, 1 RND) sur les 13 que compte la municipalité de Toudja, ont qualifié le bilan du maire (FFS) «d’échec patent et sans appel».

Dans une déclaration rendue publique, ces derniers écrivent : «Après (…) une année dans la gestion des affaires de la commune, il semble que l’heure des bilans et des constats a sonné. Quel bilan peut-on présenter à nos concitoyens si ce n’est celui d’un échec patent et sans appel ? A qui peut-on incomber cette responsabilité ? On doit l’imputer indubitablement, exclusivement et personnellement, au seul président de l’APC, car en tant que coordinateur des activités de l’APC, au lieu de chercher à créer une synergie pouvant libérer et canaliser le grand potentiel que recèle notre assemblée vers un seul et unique objectif que sont les intérêts supérieurs de la commune et de la population, celui-ci (…) a tout fait pour neutraliser, disperser et dissiper cet indéniable potentiel que nous envieraient, à coup sur, beaucoup d’APC, et ce, à cause de sa mégalomanie délirante. » Et les faux pas du maire, selon ses détracteurs, sont nombreux.

Pour ces élus, le maire de Toudja, Omar Mustapha, durant moins d’une année à la tête de l’exécutif, aurait surtout excellé dans la «Gestion opaque, personnelle et chaotique (…) aux antipodes de la gestion transparente, associative, participative et réglementaire (…)». Une manière de conduire les affaires de la municipalité qui a, selon toujours ces élus, «exaspéré même les membres de son propre camp qui l’ont dénoncé avec vigueur et fermeté auprès des instances politiques locale et nationale de leur parti. »

En réussissant à faire le consensus contre lui, le maire de Toudja vient ainsi d’essuyer la première charge de la plupart des élus. Pour preuve, neuf élus sur 13 que compte la municipalité de Toudja ont refusé de cautionner les travaux de la session de lundi dernier. Ainsi, sept élus ont voté contre l’ordre du jour, deux se sont abstenus et un autre a brillé par son absence. Pour ces élus, leur maire «excelle et se fait distinguer dans un seul domaine, (…) la violation récurrente de la loi N°10-11 du 22 juin 2011 relative à la commune, qu’il foule aux pieds sans arrêt, notamment dans ses articles 16, 21, 22, 30, 33, 35, 36, 54, 55, 68, 80 et 107 (…)» Il se serait même, selon toujours ces élus, rendu coupable «de faux et usage de faux dont il aura à répondre dans les prochains jours devant les juridictions compétentes».

F. A. B.