TIGZIRT – Biodiversité – Des tortues et des porcs-épics sur les plages !

Il n’y a pas que des mouettes et des goélands sur les plages de Tigzirt. Des tortues ont été aperçues sur les rochers à proximité des eaux. Certains affirment qu’elles étaient mortes alors que d’autres parlent de tortues en hibernation. Ce qui retient l’attention, toutefois, c’est que ces créatures sont géantes. Jusqu’à présent, aucune institution scientifique ne s’est penchée sur le phénomène, laissant libre cours aux explications les plus saugrenues. Certains évoquent l’existence de ces créatures depuis bien longtemps sur la côte. D’autres font état de l’existence de larges variétés d’animaux vivants qui ne seraient pas très connues. En effet, bien avant ces tortues, les gens savent que des animaux marins, comme le porc-épic, vivent en masse dans ces plages rocheuses. Leur nombre a été cependant réduit par la chasse intensive. Il fut un temps où la viande du porc-épic était vendue dans certains restaurants, sans aucun contrôle. L’espèce a frôlé l’extinction. C’est dire que la faune et la flore du littoral de Tigzirt n’est pas bien protégée, malgré les efforts de quelques associations, aux moyens dérisoires. La chasse non réglementée a fini par avoir raison des oiseaux les moins méfiants. Aujourd’hui, les mouettes ne peuplent plus l’îlot de Tigzirt comme avant. Cette petite île paradisiaque, qui fait face à l’antique ville de Septime sévère, est presque désertée par ces oiseaux à cause des braconniers. Pour fuir le danger et protéger leurs petits, les mouettes préfèrent désormais nicher sur les hauteurs des bâtiments ou les hauteurs. Sans ces oiseaux blancs, l’îlot n’est plus comme avant. Pire, des comportements indélicats ont fait de ce lieu une décharge sauvage. Des bouteilles vides, des sachets et autres objets sont abandonnés sur les lieux par les visiteurs qui ne se soucient guère de l’environnement. Des voix s’élèvent et appellent les autorités locales à s’intéresser au volet écologique et environnemental, avant qu’il ne soit trop tard. «Les espèces animales vivant sur le littoral doivent être protégées car c’est tout un écosystème qui en dépend», préconise-t-on.

Akli N.