La commune de Tala Hamza a bénéficié d’un quota de 95 aides financières dans le cadre du programme de promotion de l’habitat rural, soutenu par le fonds national du logement (FONAL). «L’intégralité de ces aides sont orientées vers des projets de nouvelles constructions», fait savoir un responsable de l’APC, qui souligne toutefois l’inadéquation entre l’offre et la demande. «Ce quota est loin de satisfaire une demande en hausse constante», relève-t-il. Le fossé entre la disponibilité de cette formule de logement à succès et la pression sociale des souscripteurs est aggravé par le gel, durant une période de trois années, de ces programmes. «Nos services sont littéralement submergés par un flux incessant de demandes. Seule une révision à la hausse des quotas peut permettre de résorber ce déficit qui a eu tout le temps de s’accumuler», suggère un membre du staff communal. Les services en charge du logement de la municipalité font état de plusieurs centaines de dossiers en attente de traitement. «Il y a plus de dossiers déposés que de dossiers traités. Cette équation conduira fatalement à une aggravation du déséquilibre dans les mois et les années à venir», prévoit-on. La forte pression qui pèse sur le FONAL, explique-t-on encore, est la résultante de la simplification des conditions d’éligibilité à cette formule de logement. La célérité du traitement des dossiers, de même que l’accès rapide à la subvention, ont aussi créé un appel d’air dont lequel bien des mal-logés ont vite fait de s’engouffrer. «Il y a énormément de citoyens qui sont exclus des autres formules de logement, et dont le FONAL reste l’unique alternative pour étrenner un logement. L’attrait pour le FONAL trouve aussi sont explication dans la ruralité de notre circonscription et l’attachement de la population à son clocher, où elle désire avoir un toit et vivre», souligne un élu à l’APC de Tala Hamza.
N Maouche.
