M’Chedellah – Ath Mansour – La route impraticable

La piste d’Aharrach, qui relie plusieurs localités situées sur les deux rives de la rivière Assif N’sahel, est l’accès le plus ancien de la région. Elle est utilisée par les habitants de la tribu Ath Mansour pour rejoindre leurs oliveraies et vergers maraîchers à Taghzout, via la piste d’Iwakuren. Jadis, elle était empruntée par les citoyens résidant au côté Nord de la vallée du Sahel pour se rendre au marché hebdomadaire de Béni-Mansour, lequel se tenait tout les dimanches. Ceux du côté Sud passaient par cet accès pour aller au marché hebdomadaire de l’ex-Maillot, qui se tenait les mardis. En 2016, cette piste, qui longe l’oued sur environ 1 km, jusqu’à la passerelle qui enjambe le cours d’eau réalisé l’année passée, a bénéficié d’un projet de revêtement. Seulement, celui-ci n’a pas concerné toute sa longueur. Qui plus est, la couche du tout-venant posée n’a pas résisté plus d’une année. Présentement, ce tronçon est presque impraticable, avec les innombrables nids-de-poule et cratères qui se sont formés. Malgré toutes les difficultés qu’éprouvent ses usagers, notamment durant la campagne oléicole, ils sont des centaines à l’emprunter encore dans les deux sens quotidiennement, particulièrement depuis la réalisation de la passerelle qui enjambe ledit cours d’eau. En plus de son importance sur le plan agriculture, cette piste d’à peine 4 km, qui prend naissance de la RN15, au niveau de la sortie Est de Raffour, constitue un raccourci de plus d’une dizaine de km pour joindre la RN5, en plein milieu du chef-lieu de commune d’Ath Mansour, via Aharrach. Ses usagers se demandent pourquoi gaspiller tant de goudron et une enveloppe financière assez conséquente pour ne pas l’ouvrir à la circulation automobile à cause d’une section d’à peine 800 mètres non revêtue. «Il faut que les APC directement concernées, M’Chedallah et Ath Mansour, conjuguent leurs efforts pour réfectionner comme il se doit cet accès dont l’apport économique est inestimable pour les deux municipalités», préconise un habitant d’Ath Mansour.

O. S.