Après la conservation des forêts qui a procédé à l’attribution de ruches aux apiculteurs de la région d’Aïn El-Hammam, c’est au tour de la subdivision agricole d’en faire de même. Si le nombre d’arboriculteurs n’est pas limité concernant les plantations d’arbres, celui des apiculteurs, en revanche, dépasse l’offre des services agricoles, qui ne disposaient que de cent ruches pour une soixantaine de postulants. Ils ont été, de ce fait, contraints de procéder au tirage au sort, dimanche dernier, pour désigner vingt bénéficiaires de cinq ruches chacun, à raison de 28 000 dinars. Les présents se demandent «pourquoi les apiculteurs qui ont acquis leurs ruches auprès des services de la conservation des forêts n’ont payé que 15 000 dinars», soit une différence de 13 000 dinars environ. Comme souligné il y a quelques semaines, un appel a été lancé par les services de la subdivision d’Aïn El-Hammam, au début du mois en cours, en direction des agriculteurs désireux de bénéficier de ruchers et d’arbres fruitiers dans le cadre du FNDRA (fonds national du développement rural). Par ailleurs, l’on apprendra que dans le même cadre, plus de deux cents agriculteurs de la daïra de l’ex-Michelet se sont inscrits pour acquérir des arbres fruitiers, subventionné par l’État, dont le coût est symbolique. Ainsi, les paysans débourseront 280 dinars pour le cerisier et 200 dinars pour le figuier, des variétés très demandées dans la région. Quant à l’amandier et l’olivier, ils leur reviendront respectivement à 150 dinars et 50 dinars. Cependant, les demandeurs doivent formuler des besoins allant de vingt à cent plants pour chaque espèce de fruitier, suivant la parcelle de terrain qu’ils possèdent. Notons que l’amandier a été introduit ces dernières années parmi les espèces rustiques qui s’adaptent facilement en région montagneuse. Les arboriculteurs qui en ont déjà planté en tirent des récoltes substantielles, dit-on. Rappelons qu’au mois d’octobre dernier, une vingtaine d’apiculteurs par commune, de la région d’Aïn El-Hammam, avaient bénéficié de ruchers composé chacun de cinq ruches ainsi que du petit matériel de l’éleveur d’abeilles, dans le cadre d’une opération initiée par la conservation des forêts de Larbaâ Nath Irathen. Certains de ces bénéficiaires ont encore acquis des ruchers lors de cette deuxième distribution. Ce qui n’a pas été du goût des «recalés» qui auraient aimé que les deux services coordonnent leurs actions afin de contenter le maximum de demandeurs.
A. O. T.

