Le conseil communal (CC) du RCD de la commune de Chabet El Ameur, à l’Est de Boumerdès, a rendu public un communiqué très critique envers la gestion des affaires de l’APC durant les douze derniers mois.
Un an après l’installation de l’exécutif communal, les roues du développement dans la région ne sont toujours pas mises sur les rails. «Ces derniers mois étaient caractérisés par un blocage non annoncé à l’APC, ce qui a hypothéqué l’avenir de la population qui souffre de manques en tous genre», lit-on dans le document.
Les élus ont dénoncé la gestion unilatérale des affaires de l’APC. «Le blocage de l’exécutif de ces derniers mois a plongé la commune dans d’interminables problèmes qui ont mis en cause son développement par le non lancement de plus de vingt-cinq projets d’équipements.
Les conflits nés juste après l’installation de l’exécutif communal conduit par le PT qui s’est allié avec le FFS, n’ont fait qu’endurer le calvaire des citoyens de la localité et particulièrement les villageois. Et pourtant, pas moins de 50 milliards en projets ne sont toujours pas consommés. Une manne financière pouvant créer une dynamique locale à même de hisser la commune au rang des localités développées», lit-on encore dans le document.
Le conseil communal s’est interrogé sur les raisons des démissions successives de certains élus, brisant ainsi la confiance qui les lie à la population. «Des démissions d’élus de commissions consécutives, d’une gestion approximative des affaires de la cité et de souci de garder main basse sur les privilèges n’ont fait qu’à aggraver le quotidien des citoyens qui aspiraient à un avenir meilleur. Au lieu de chercher une alternative pour faire marcher la roue sur les rails de développement, le maire tente de monopoliser la décision et de mettre l’avenir de toute la population en péril», précisent les rédacteurs du communiqué.
Les habitants de Chabet El Ameur qui dénoncent le manque de moyens et de commodités de base ne savent plus à quel saint se vouer. Les vingt-cinq villages de la localité vivotent dans une léthargie chronique en raison du manque de moyens et de dégradation des conditions de vie. Aucune route vicinale n’est aménagée pour soulager un tant soit peu le calvaire des villageois.
Aucune infrastructures publique ne fonctionne normale pour faciliter le quotidien des habitants, notamment en matière de scolarité des enfants et de délivrance de documents de l’état civil et ce au moment où des sommes d’argent importantes ont été dépensées dans la réalisation des annexes communales, notamment à Béni N’Tasse et Matoussa.
Le projet de l’annexe APC de Azzouza n’est toujours pas entamé depuis 2006, le projet de la bibliothèque communal souffre malgré l’injection de tout le montant qu’il lui a été alloué. Le chantier peine à sortir du sol. En matière de santé, plusieurs salles de soins sont fermées depuis des décennies alors que la polyclinique du centre-ville est fermée partiellement en raison des fissures qui menacent la bâtisse. Des écoliers sont privés de cantines scolaire et de transport scolaire et le projet de nouveau lycée toujours gelé, alors que deux projets de CEM au niveau des villages Ait Said et Matoussa ne sont toujours pas lancés.
Youcef Z.

