En ouverture des festivités, soit la journée du 17, l’Association « Taos-Amrouche » d’Ighil Ali, a tenu une exposition retraçant l’historique du Printemps berbère et la vie d’une figure emblématique de notre culture, « Taos Amrouche, au Centre culturel de la ville. Une autre exposition des instruments traditionnels utilisés naguère par nos ancêtres pour les besoins de leur vie quotidienne, s’y est tenue également. En marge, une conférence a été animée par Youcef Merah, SG du HCR, ayant pour thème « L’enseignement de tamazight, bilan et perspectives ». Dans sa longue intervention, l’orateur a d’abord donné le bilan d’une décennie de l’enseignement de la langue de Mammeri dans les établissements scolaires, tous cycles confondus, avant de soulever les multiples problèmes d’ordre pédagogique, technique et matériel rencontrés quotidiennement par les enseignants et leur effectif insuffisant. Une deuxième conférence sur le vingt Avril, programmée pour le jour suivant, et qui devrait être animée par Ali Brahimi, ex-détenu du mouvement des années 80, a été annulée à la dernière minute. Le dernier jour, des pièces théâtrales traitant de la situation sociopolitique de la région en particulier et du pays en général, ont été animées respectivement par la troupe de Saharidj et la troupe de l’AAJ. On note aussi la présentation pour la première fois d’un monologue, animé par le jeune Amrani Réda. Pour la journée du vingt, en plus de la marche programmée au chef-lieu de wilaya, des animations ont tété tenues dans les établissements scolaires, les lycées en particulier et un gala artistique a été programmé à Vuaklan, village sis à deux km au sud-ouest du chef-lieu de la commune. A l’aube du mouvement, il y a de cela vingt-six ans, la rue était le seul canal possible pour la jeunesse de quatre-vingt pour exprimer leur ras-le-bol, protester et revendiquer leurs droits culturels et identitaires. Aujourd’hui, et après plusieurs sacrifices en sang et en âmes, des acquis considérables ont été arrachés. Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Donc, il appartient et il est du devoir de la jeunesse d’aujourd’hui de reprendre le flambeau, et ce afin d’une part, sauvegarder le patrimoine existant et d’autre part, mener à bout ce combat identitaire jusqu’à l’émancipation de la culture et de la langue de Massinissa.
Farid A.
