Le président directeur général du groupe Saidal appréhende d’autres tentatives de sabotage, outre les deux précédentes dont a fait objet l’usine de l’insuline de Constantine, à 15 jours avant sa mise en branle. Interpellé sur ce sujet lors de l’émission « question de l’heure » de la radio chaîne III, Ali Aoun est revenu à la charge pour dénoncer la mafia des médicaments et « les groupes d’intérêts » et souligne que le sabotage ayant ciblé l’usine n’est « qu’une suite logique », rappelant au passage les circonstances dans lesquelles Saidal a décidé de mettre en marche son usine après avoir interrompu le contrat avec la société Aldaf qui a prévu d’investir dans ce domaine à Oued Aissi. Il a, de ce fait, indiqué qu’il est « sûr que l’usine va encore gêner » mais, ajoute-t-il, « nous avons pris tous les dispositifs nécessaires pour faire barrage à tous ceux qui tenteront une fois de plus de nous mettre des bâtons dans les roues ». Soulagé, l’orateur s’est dit rassuré du fait que le président de la République soit au courant du dossier. L’essentiel aux yeux de Aoun c’est que malgré les « méandres », Saidal a pu respecter ses engagements. Le prix de l’unité est fixé de 450 à 500 DA. Ceci dit, l’insuline de Saidal qui sera mise sur le marché fin mai, début juin, est alignée sur le prix de référence arrêté par la sécurité sociale qui est de l’ordre de 500 DA.L’invité de la radio profite de son passage pour affirmer de nouveau que le groupe n’est pour rien quant à la délocalisation de l’usine de l’insuline de Oued Aissi à Constantine. A ce sujet, il explique que Aldaf n’a jamais eu l’intention de produire l’insuline « et le temps nous a donné raison », conclut-il.
W.O.H.
