Dépistage dans le milieu scolaire

Un programme de dépistage du rhumatisme articulaire aigu dans le milieu scolaire au niveau de la région de Draâ El Mizan est lancé, tout comme partout ailleurs, sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou. « C’est une initiative louable à plus d’un titre, car si le RAA est dépisté en bas âge, son traitement ne coûtera pas à l’Etat des sommes faramineuses. Si l’on arrive au stade de la chirurgie cardiaque, il faudrait pas moins de 45 millions de centimes par cas soigné à l’étranger », tels sont les propos recueillis auprès du docteur Kara, chargé de coordination au niveau du service d’épidémiologie et de la médecine préventive. Concernant cette maladie, nous avons appris qu’elle est infectieuse. « C’est une maladie bénigne à condition qu’elle soit bien traitée à temps. Sinon, elle aura des conséquences fâcheuses sur le patient », a ajouté notre interlocuteur. A suivre les explications de ce dernier, il en ressort que le malade peut aller jusqu’à la greffe. En d’autres termes, on dit que « le RAA lèche les articulations et mord le cœur ». Quant à ce programme, le docteur Kara nous dira, qu’il touchera des écoles échantillonnées sur tout le territoire du secteur sanitaire de Draâ El Mizan, couvrant les communes d’Aït Yahia Moussa, de Frikat, de Aïn Zaouia, de Draâ El Mizan, ainsi que Tizi Ghennif et un école de M’kira. « La population scolaire visée va de six à dix-neuf ans, nous avons même retenu le lycée Ouarzedine à Tizi Ghennif », a ajouté le Dr Kara. Il suffira, ainsi, de détecter une éventuelle insuffisance de souffle liée au RAA. Alors que le traitement est plus facile en recourant à l’ »extencelline ». Durant un mois entier, c’est-à-dire jusqu’au quinze mai, cinq équipes composées d’un médecin et d’un technicien de la santé vont sillonner tout ce territoire en vue de détecter des cas présentant les symptômes liés au RAA. « Dans le cas où des élèves seraient atteints, ils seront orientés au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, pour un écho-dopler », a conclu notre interlocuteur. Il faut dire que ces dernières années, la prise en charge des élèves scolarisés est devenue effective, en attendant que les UDS soient bien équipées notamment en matière d’ambulances, car, faudra-t-il le dire, certains établissements scolaires ne disposent pas de véhicules de service, si bien que des élèves tombés malades en plein cours, sont évacués par les professeurs possédant des véhicules. Si à Draâ El Mizan-ville, la Protection civile est appelée à la rescousse, il n’en est pas de même pour les zones rurales.

Amar Ouramdane