L’école Yaïche-Mohamed en piteux état

Bien que l’ancienne école Yaïche-Mohamed du village Ath Abdellah, situé à quelques encablures du chef-lieu de commune, se targue d’être parmi les meilleures écoles de la région, puisqu’elle excelle à compter des résultats probants chaque fin d’année scolaire, elle semble être ces derniers temps dans l’incapacité de soutenir son rôle tant sa situation se dégrade de jour en jour. Conviés à une tournée sur les lieux par le responsable de l’association des parents d’élèves, en l’occurrence M. Tebbal Rabah, nous avons eu un aperçu de la situation. Cette école est à vrai dire vouée à une dégradation certaine en raison de l’absence fort constatée d’entretien et de moyens nécessaires pour son fonctionnement. Pas moins de 300 élèves suivent leurs cours dans des conditions peu enviables. En effet, la peinture mate cloque sur l’ensemble des murs et les boiseries de toutes les classes portées à la vermoulure. S’y ajoute encore l’incommodité de la cour pleine d’aspérités et qui est de même niveau que les préaux, ce qui laisse en temps pluvieux, les classes prendre l’eau. Notre interlocuteur les qualifie de « piscines » puisque les toitures fuient aussi. Mais ce qui est décourageant un peu plus au sein de cette école, c’est l’absence totale des moindres conditions d’hygiène, notamment l’inexistence d’équipement sanitaire, le manque d’eau et surtout le piètre état des toilettes qui, mal entretenues se sont transformées en latrines. Un climat vraiment malsain qui peut favoriser l’apparition des maladies infectieuses. Et le risque à n’importe quel moment d’une poussée épidémique n’est pas à épargner. Devant cet état de fait, l’honneur revient à vrai dire à la poignée d’enseignants qui travaillent dans ces conditions insupportables. Quant aux doléances formulées par les responsables concernés de cet établissement, une fiche technique a été dressée et déposée au niveau des services de l’académie de Bouira et concerne le revêtement de la cour, l’aménagement des toilettes et beaucoup d’autres points liés au fonctionnement. Ces doléances demeurent jusqu’à l’heure actuelle sans écho. M. Tebbal Rabah, le représentant précité de l’association des parents d’élèves, a tenu en cette occasion de nous faire part, de son éventuelle action de revendications : « Devant toutes ces carences qui entravent le bon fonctionnement de cet établissement, nous serions alors dans l’obligation de retenir nos enfants si cette situation devait persister l’année prochaine ». Au regard de ces multiples problèmes qui constituent un sérieux handicap pour un bon fonctionnement, cette école mérite bien la considération des autorités locales concernées.

R. Debakhe