Des « dos-d’âne » et des Abribus

Si les Abribus sont accueillis avec satisfaction par les citoyens qui n’ont pas tardé à jouir de leur protection durant les jours de pluie ainsi que de la quiétude des lieux pour un brin de conversation en dépit de leur exiguïté, il n’en est pas de même pour les dos-d’âne qui ressemblent pour certains à des dos de chameau et pour d’autres à une colline qu’un enfant franchirait à grand peine !

La couche de goudron n’a pas répondu aux nécessités et elle ne pourrait satisfaire l’attente des citoyens qui avaient gardé espoir que les usagers de la route seraient dans l’obligation de ralentir, des accidents mortels ayant déjà endeuillé des familles auparavant.

Les Abribus ne peuvent accueillir qu’une dizaine de personnes qui se sentent déjà à l’étroit et auraient coûté trop cher, selon certaines informations. On aurait dû prévoir des Abribus, plus spacieux et… moins chers. Il faut noter que les anciens Abribus ont juste besoin d’être remis à neuf pour continuer encore à servir.

Un « marché national » à Mekla

Durant la campagne électorale, beaucoup de promesses ont été portées à l’attention du public, ceci rentrant normalement dans les prérogatives des candidats sollicitant le vote des électeurs. Les promesses électorales ont touché à tous les secteurs, passant par l’éducation à la santé, de la prestation de services à l’amélioration du milieu rural et citadin, le premier primant sur le second, sans oublier le problème crucial de l’environnement, objet de toutes les critiques et de toutes les convoitises. L’agriculture et l’hydraulique ne sont pas en reste. Mais les citoyens de la commune de Mekla ont été informés, durant un meeting, d’une nouvelle qui s’est depuis propagée de bouche à oreille, chacun restant sceptique ou optimisme : il semblerait que les autorités auraient approuvé la création d’un « marché national » qui serait implanté à Chaouffa, chose dont la population a tout à gagner, ceci offrant la possibilité de résorber un tant soit peu le chômage qui a pris des propositions considérables parmi la jeunesse. A noter que cela serait d’un grand apport pour les finances d’une commune qui demeure toujours tributaire de la subvention étatique pour absence de ressources fiscales sur les territoire. La jeunesse n’est pa en reste sur ce projet sera-t-il bientôt concrétisé ? Certains, sceptiques, doutent que cela puisse voir le jour, les promesses électorales ayant brillé par leur… disparition dans les fonds de tiroir. Mais, pour les optimistes, l’horizon commence à s’éclairer, même si une hirondelle n’annonce pas le printemps.

Sofiane Mecherri