En effet, cette catégorie, qui compte près d’une trentaine d’enseignants en exercice, ne sait plus à quel saint se vouer. Il semble, à en croire les propos de certains d’entre eux, que cette préoccupation ne figure pas dans l’agenda des réformes engagées par leur tutelle. En sus de leur incessante demande d’intégration, ces enseignants dont certains sont à leur troisième année d’exercice, n’ont pas encore goûté le bénéfice de leur dur labeur. Ils n’ont, en effet, pas encore perçu leurs salaires. Des pères de familles, parmi ces « victimes » nous déclarent : « Même les commerçants ne veulent plus nous accorder de crédit pour subvenir aux besoins de nos familles ». Et d’ajouter : « Les salariés qui touchent régulièrement leurs mensualités rouspètent et déclenchent des grèves pour exiger une augmentation compte-tenu du pouvoir d’achat. Imaginez notre situation ! Travailler sans percevoir en contre-partie un sou et sur une durée de… trois ans. Nous sommes au bord de l’asphyxie ». Alors, pour la énième fois, ces contractuels se sont regroupés hier dans l’après-midi devant le siège de la direction de l’éducation. Une délégation a été reçue par le secrétaire général de l’académie. Après lui avoir exposé leurs doléances, ce responsable selon l’un des protestataires, leur apprend que son administration ne peut en ce moment répondre favorablement à leur attente. Toujours selon ces contestataires, la problématique des versements des salaires ne peut se concrétiser que dans la mesure où l’administration trouvera le moyen de les affecter à des postes restés vacants suite à des départs de retraités. Chose qui paraît bizarre étant donné que leurs postes budgétaires figurent dans les cartes scolaires des établissements où ils exercent. Quant à l’intégration, son effet dépend, selon ce responsable, de la décision du ministère. Voyant leur situation se compliquer davantage, ces enseignants se sont dirigés ensuite vers le cabinet de la wilaya en vue d’y rencontrer le wali. Ces enseignants contractuels sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications et ils n’excluent pas le recours à d’autres actions radicales au cas de la non-prise en charge réelle et effective de leurs doléances.
M. Smaïl
