Une route principale à l’abandon

Bien que constituant un raccourci idéal, notamment pour les transporteurs de voyageurs et les transporteurs de matériaux de construction, la route principale reliant la daïra de Bouzeguène et celle d’Akbou n’est pas, semble-t-il, considéré pour étant une priorité pour les responsables respectifs des affaires de ces deux daïras, sinon comment expliquer l’état de délabrement pour le moins effarant dans laquelle elle se trouve depuis des années. Elle est littéralement abandonnée à son sort et elle se dégrade chaque jour de plus en plus. Son semblant de bitume se rétrécit, laissant place aux nids-de-poule ; ces derniers deviennent des cratères à plusieurs endroits, faisant regretter aux rares téméraires d’avoir eu la mauvaise idée de s’y aventurer. Il est vrai que certains automobilistes continuent, la mort dans l’âme, à emprunter cette route pour se rendre parfois à Béjaïa, et ce pour économiser du temps, et bien sûr le plein, vu qu’on peut s’y rendre en 2 heures alors que si l’on emprunte celle de Adekar, il faut en moyenne 4 heures. A quand le lancement des travaux de revêtement de cette route, si longtemps attendue par les citoyens des deux localités ?

Khadir Yacine