l Combien d’associations culturelles ont résisté à la lassitude après des années d’activités ? Il n’y en a pas pas beaucoup. Toutefois, de nouvelles associations sont créées et veulent toutes rendre de nombreux services pour ce pan ô combien cher dans notre société. A Tafoughalt, un grand village dans le commune d’Ait Yahia Moussa, le mouvement associatif n’est pas développé. « Au sein de notre village, et je peux dire qu’il était parmi les premiers à avoir créé une association, l’esprit est donné au lendemain de l’ouverture démocratique. Mais en raison de quelques clivages, l’association Tiwizi a réalisé ce qu’elle a pu, puis elle a arrêté ses activités. Depuis une décennie, c’est un vide », nous a dit un ancien membre de ladite association. Dernièrement, sachant qu’il faudrait lancer des activités en vue d’encadrer toutes cette jeunesse livrée à elle-même, des jeunes ont créé leur association. Dénommée, Tasuta tadelsant n’Tafoughalt, en d’autres termes génération culture, cette association vise de nombreux objectifs. « Nous avons un trésor de compétences qu’il ne faudra pas laisser partir à vau l’eau. Nous avons un autre atout : c’est cette maison de jeunes restée longtemps fermée au nez des générations passées. Il ne faudrait pas que cette erreur se reproduise dans notre village », nous a dit à ce propos Arezki Tifaoui, président de Tasuta, entouré par des jeunes universitaires. Et d’ajouter : « Quand on veut, on peut. On a célébré le vingt avril et on l’a réussi. Ces jeunes sont animés d’une grande volonté. Il ne suffit que de canaliser leurs efforts ». Effectivement, dès que cette association aura été agréée, de nombreuses actions pourront avoir lieu quand on sait qu’elle aura le droit de gérer cette infrastructure culturelle. Les membres de l’association nous ont fait savoir qu’ils lanceront une bibliothèque, l’initiation à l’informatique et d’autres activités au profit des jeunes. En tout cas, c’est une initiative louable à plus d’un titre car ce vide culturel est l’origine de l’oisiveté, source de nombreux fléaux sociaux dont souffrent nos villes et villages.
Amar Ouramdane
