Peu suivie, selon la police

A se fier aux chiffres fournis par les services de la police, l’Intersyndicale de la Fonction publique n’a pas frappé fort, hier à Tizi Ouzou, à l’occasion de la grève à laquelle elle a appelé. Selon la source sus-citée, 12% seulement des établissements scolaires (tous paliers confondus) ont été touchés par le débrayage. Pour ce qui est des administrations locales, l’on apprend qu’un peu plus de 9% du personnel exerçant dans les municipalités et 10% de ceux des daïras auraient adhéré au mot d’ordre de grève. Une grève qui a toutefois eu un écho nettement plus favorable au siège de la wilaya de Tizi Ouzou où tous les services et les directions (hormis la DLEP) étaient pratiquement à l’arrêt. Faut-il préciser aussi que l’action de l’intersyndicale a été encore bien suivie dans les différents campus universitaires de Tizi Ouzou, lesquels auraient débrayé, toujours selon la police, à 90%. Nous ne disposons néanmoins d’aucune statistique sanctionnant le taux de suivi de cette grève au niveau des autres administrations de la Fonction publique. Rappelons, à cet effet, que les neuf syndicats autonomes formant cette organisation (dont le Snapap, le Snapsy, le Cnapest, le Snte et le Satef) avaient entériné l’option d’une journée de grève dès le 16 avril dernier. Une décision qui a été confirmée dimanche passé à l’issue d’une réunion de travail regroupant les représentants des neuf syndicats. Pour ce qui est des revendications portées par la Fonction publique, elles sont globalement assez similaires à celles posées par les syndicats de l’éducation, à savoir la revalorisation salariale, la promulgation d’un statut particulier pour la Fonction publique ainsi que les libertés syndicales.

Ahmed B.