Une route communale dégradée

l Ouled Nacer est un petit hameau situé à 13 kilomètres au nord du chef-lieu de la commune d’Aomar et à la limite de la municipalité de Draâ El Mizan. Pour s’y rendre, on accède par le CW qui relie Tizi Larbaâ à Tizi Ghennif en passant par le lieu dit « Hachada », un petit bourg comptant quelques foyers. Le visiteur constatera, en premier lieu, l’état de la route communale, l’unique et la seule voie d’accès au village d’Ouled Nacer. La route bitumée a été endommagée par un engin lourd. Les traces et les empruntes des chenilles de l’engin sont profondes et c’est ce qui a dégradé la chaussée sur une distance d’environ 2500 mètres. Nous avons interrogé les quelques personnes que nous avons rencontrées sur le chemin pour nous informer des causes de l’état piteux de la chaussée. Ceux-ci nous déclarèrent : « En 2005, un bulldozer appartenant à l’entreprise chargée de la réalisation de la ligne électrique de haute tension se dirigeait vers notre village en parcourant toute cette distance sur la chaussée. Nous, les villageois, avons agi et avons interdit au conducteur de l’engin d’avancer et de rebrousser chemin. Aussitôt, nous avons alerté les responsables locaux qui se sont rendus sur les lieux et qui ont constaté de visu les dégâts causés et qu’un PV a été dressé et depuis aucune mesure n’est éprise.  » Un autre ajoutera : « Des requêtes ont été adressées à tous les pouvoirs publics de la wilaya; cependant, toutes nos démarches et nos doléances restent vaines et sans suite. « En effet, la route est dans un état de dégradation avancée et les citoyens ne demandent que la réfection en bitume de la chaussée. Les riverains lancent un appel pressant aux autorités pour qu’elles se penchent sur leurs doléances et se manifestent pour régler cette situation qui cause beaucoup de désagréments et qui demeure, jusqu’à l’heure, leur seule et ultime préoccupation. En conséquence, les citoyens, notamment les élèves, souffrent le martyre du transport. Le village d’Ouled Nacer est enclavé, la population a fui la localité pour aller s’installer à Draâ El Mizan, à Aomar Gare, car les moyens de transport sont rares. Est-ce que les villageois verront, un jour, leur route réfectionnée ?

A. Bouzaidi