Enfin, le forage d’eau libéré

Indubitablement, l’eau coulera en grande quantité dans le versant ouest du chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa. La distribution dans ces villages a été quelque peu perturbée depuis près de quatre mois. Car le propriétaire du site où sont réalisés les forages qui alimentent Iâallalen, Ighil El Vir et d’autres hameaux voisins, a fermé l’un d’eux sous prétexte que l’ADE se devait de donner des emplois à ses enfants. En effet, ce conflit a pénalisé les habitants de ce versant. En dépit de toutes les démarches engagées par les autorités avec ce citoyen, ce dernier a refusé catégoriquement de libérer le puits. La dernière réunion tenue entre les différentes parties a finalement abouti. « Après plusieurs propositions, le responsable de l’ADE et le citoyen ont trouvé un compromis. L’ADE s’est engagée à donner un emploi à l’un des fils du propriétaire du site », nous a appris un élu local. Ce genre de « chantage » prend de l’ampleur dans certains villages à chaque fois qu’un projet est inscrit et qu’un terrain est choisi. Car, dans cette commune et dans bien d’autres régions rurales, le manque de foncier engendre de tels conflits, même lorsqu’il s’agit de réalisations d’utilité publique. Combien de fois avons-nous entendu qu’un citoyen bloque le passage d’une piste, d’une école ? Si l’on se tenait à l’alimentation en eau potable dans cette région, une nette amélioration est constatée aussi bien dans le versant est que ouest depuis la mise en service des deux projets, c’est-à-dire celui réalisé à Oued Bougdoura et celui dont on parle, c’est-à-dire à Kantidja. Le deuxième projet a été mis en service le 1er novembre de l’an dernier, par l’ex-wali de Tizi Ouzou, M. Ouaddah Hocine.

Amar Ouramdane