La fête des cerises, par laquelle, autrefois, Larbaa Nath Iraten était célèbre, revient cette année ! Du 23 au 26 mai prochain, la jolie ville du Djurdjura sera aux couleurs du beau fruit printanier. Et comme dit la célèbre chanson : ‘’Quand nous en seront au temps des cerises, et gai rossignol et merle moqueur seront tous en fête ». Les rossignols et les merles mais aussi les hommes et les femmes, les jeunes et les moins jeunes pour qui la fête sera un moment de rencontre et de partage, voire de communion. On goûtera non sans délice les fruits qui, espérons-le seront présentés en abondance, mais c’est dans les échanges, les discussions amicales et la joie d’être ensemble qu’on trouvera le plus de plaisir. Le principe de la fête n’est-il pas justement dans ces échanges, dans ces rencontres ? La musique sera certainement au rendez-vous et qui dit musique dit joie de vivre, allégresse et insouciance ! Chacun pourra se défouler, libérer dans le tumulte et l’exaltation, le trop plein d’énergie. Le deuil, la tristesse et la morosité ont assez duré en Kabylie : il est temps que la fête laisse la place aux larmes et aux lamentations. Et, après la fête des cerises, pourquoi pas d’autres fêtes : celle de la figue, celle de l’olive, celle des labours… L’occasion fêtée n’est, après tout, qu’un prétexte… pour faire la fête, remettre la joie dans les cœurs ! Et l’intérêt de la fête, c’est dans sa répétition pour que chaque année les cerisiers, les figuiers et les olives fleurissent les mêmes bonheurs et les mêmes joies !
S. Aït Larba
