l Même si le phénomène des enfants illégitimes est en baisse, le chiffre y affèrent reste accablant. De 1999 à 2005, il a été recensé 21700 enfants. En 2005 seulement, il a été enregistré pas moins de 2 959 enfants, contre 3 002 recensés en 2004. C’est ce qu’a déclaré Ould Abbas, ministre de la Solidarité et de l’Emploi, lors d’une rencontre organisée hier au niveau de son ministère sous le thème « La kafala au cœur de la réconciliation nationale », en présence de Belkhadem et Ghoulem Allah, respectivement ministre d’Etat et représentant personnel du Président et ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. Le ministre de la Solidarité a indiqué que parmi ces derniers une dizaine d’enfants âgés entre 7 et 15 ans ont été pris en charge au niveau d’un centre spécialisé. Ce chiffre n’est pas définitif car, souligne l’orateur, le ministère de la Justice est en phase de réaliser un recensement et l’opération n’est pas encore achevée. Ould Abbas a, en outre, souligné que la justice sommera les parents, une fois identifiés, de reconnaître leur progéniture, sinon ils seront passibles de poursuites judiciaires. Les moyens existent, souligne le ministre, avançant que les instances chargées de la mission vont recourir aux tests ADN. « Nous avons des moyens scientifiques modernes et nous allons les exploiter », souligne Ould Abbas. S’agissant de la kafala, ce dernier a fait savoir que plus de 1 100 enfants ont été recasés dans des familles établies à l’étranger et 11 700 ont bénéficié d’une prise en charge, soit dans le cadre de la kafala ou placés dans des centres d’accueil. Pour sa part, Belkhadem a appelé les cadres ayant assisté à la rencontre de sortir avec des recommandations. Celles-ci seront légiférées une fois adoptées par le gouvernement, souligne le ministre d’Etat qui insiste sur le respect de la religion.
W. O. H.
