A commencer par l’état de l’environnement. Il est dans une situation de dégradation alarmante et encore indescriptible. Pendant notre virée sur les lieux, il nous a été donné de constater, de visu, l’ampleur du danger qui s’abat sur la santé des habitants de cette agglomération laissée pour compte. D’emblée, un résidant se hâte à nous guider vers son habitation et nous montrer de près les dégâts. Des images littéralement navrantes s’offrent aux yeux. Le réseau d’assainissement est mis en morceaux au niveau de sa maison. Et, les matière fécales y sortent en abondance pour innonder l’endroit. Elles se déversent jusque devant le portail supérieur de l’habitation de ce citoyen pour aller ensuite, aller plus loin vers les autres maisons. Cela en sus des puanteurs nauséabondes qui s’y dégagent. Un vrai calvaire au quotidien. « Les buses ont été brisées par les engins d’un entrepreneur. Il a reconnu son acte certes, mais il n’est jamais revenu le réparer. En plus, ces eaux usées se devèrsent sur nos conduites d’alimentation en eau potable. On risque l’apparition des maladies à transmission hydrique à tout moment. Qui sait ! »,nous expliquera notre interlocuteur avec regret et fureur à la fois. Et de poursuivre : « Les excréments s’échappent au dehors pour se répandre partout le jour comme de nuit, et ce, depuis plus de 15 jours. En dépit de nos plaintes, multipliées, personne ne se soucie de notre sort. On se croit des étrangers ». Les riverains sont vraiment en détresse, les thuriféraires n’ont pas non plus à continuer dans leur passivité. De surcroît, les problèmes sont encore nombreux au sein de cette cité. L’éclairage public, à titre d’exemple, est inexistant pour l’heure. Les citoyens endurent à outrance la nuit en raison de l’obscurité. Ils ne quittent leurs chez-eux que par nécessité. On outre, l’unique route desservant ladite agglomération est dans un état lamentable. C’est en fait une piste très poussiéreuse en été et boueuse en hiver. Ce sont les habitants qui l’ont rafistolée et ouverte, grâce à leur solidarité renforcée par l’appoint du directeur de l’agence foncière Ivahriyène. Seulement les engins de l’entrepreneur l’empruntant ont fait qu’elle soit toujours délabrée. En somme, bien que la cité d’extension Ath Naïme se situe à une distance de quelque 500 mètres uniquement de chef-lieu de commune et de daïra d’Azeffoun, elle demeure sans prise en charge sérieuse. Les résidants attendent l’intervention des autorités publiques pour que leur espace retrouve une réalité meilleure.
M. A.
