Nuisances sonores nocturnes, le calvaire des riverains

Pas facile de trouver le sommeil quand des poids lourds de 18 t, chargés jusqu’à se cambrer et moteurs vrombissant, font la navette sans interruption et ce, jusqu’au petit matin. Morphée y perdrait son sommeil. Depuis un certain temps, en effet, on assiste à un balai incessant de véhicules lourds, pour la plupart des semi-remorques, qui transitent par le village dans un bruit assourdissant de moteurs diesel. Comme un malheur n’arrive jamais seul, les ralentisseurs posés sur cette nationale n°9 ajoutent au grincement de freins un vacarme indescriptible quand ces mastodontes les chevauchent. Les riverains ne sont pas les seuls à souffrir de ces nuisances, les habitations qui longent cette route subissent, elles aussi, des désagréments dus aux vibrations qui sont transmises par le sol, déjà instable, vers les fondations. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ont voit apparaître sur les murs des maisons, de larges lézardes. Qu’arrivera-t-il lorsque le dédoublement (déjà entamé) de cette route sera terminé ? Si certes le problème de ces interminables embouteillages sera réglé (c’est peut-être le seul point positif), il n’en demeure pas moins que les habitations seront davantage fragilisées, ce qui risque à la longue de voir ces maisons s’affaisser avec tous les risques que cela pourrait engendrer à leurs occupants. Autre risque de ce dédoublement de voie, sa dangerosité. En effet, qui dit auto route dit vitesse, avec toute la volonté et la fermeté des policiers qui, à coup sûr, seront plus attentifs, il se trouvera toujours des chauffards qui mettront en danger la vie des citoyens. On aurait pu penser ouvrir une autoroute qui contournerait la ville et qui passerait par les montagnes par exemple, cela aura pour avantage de mettre en valeur, ne serait-ce que toutes ces terres inexploitées d’une part, tout en protégeant d’autre part, et les citoyens des risques d’accidents et les maisons qui se dégradent au fil du temps. Revenons sur terre et ne rêvons pas trop. L’élargissement se fera malgré tout en rasant les murs des habitations déjà existantes. Les policiers auront du pain sur la planche pour dissuader les usagers inconscients de la route. Quant à ceux qui ne trouvent plus le sommeil, ils continueront, les nerfs à fleur de peau, à broyer du noir en restant éveillés.

Aibache M.