Vers la création d’une union locale à Ouaguenoun

A ladite conférence, plusieurs membres de l’union de wilaya ont pris part, à leur tête Bachir Ramdani, secrétaire général de cette Instance. Pour rappel, l’UGTA, à Tizi Ouzou, compte 5 Unions locales, à savoir Draâ Ben Khedda, Tizi Ouzou, Draâ El Mizan. La zone industrielle Aïssat-Idir et Azazga. Les localités qui ont organisé cette conférence dépendent de cette dernière Union locale. « Nous n’avons pas de problème avec l’Union locale d’Azazga, mais nous dirons que cette structure n’arrive plus à gérer cette vaste région qui compte plusieurs daïras », ont déclaré la plupart des intervenants lors de prises de paroles. Pour d’autres, « suite à l’éloignement, la démobilisation se fait sentir de plus en plus ». Des membres de l’Union locale d’Azazga ont d’ailleurs déclaré que les autorités locales de Ouaguenoun ont attribué un local pour cette future structure, et ce à Tikobain. Pour les cadres en conclave, « cette région est délaissée et les problèmes socioprofessionnels des travailleurs s’accumulent chaque jour un peu plus, d’où la nécessité de se décentraliser, et ce pour le bien de la région et le bien aussi de l’Union d’Azazga et de l’UGTA ». « Il n’y a aucun clivage ou calcul, hormis cette volonté de positiver beaucoup plus les choses. Aujourd’hui, la région remplit les conditions et doit être structurée. Cela sans omettre de dire qu’aucune décision ne sera prise à l’insu de l’Union d’Azazga », a déclaré un cadre syndical. Pour un autre : « La localité en question recèle un grand effectif de travailleurs, mais aussi, dans un proche avenir, cette région connaîtra plusieurs nouveaux milliers d’autres, et ce dans la perspective de réalisation d’un nouveau pôle universitaire à Ouaguenoun, un port à Tigzirt et plusieurs autres grands projets touristiques et économiques ». Dans cette conférence qui a duré plusieurs heures, un tour d’horizon a été fait sur la situation de la vie socioprofessionnelle des travailleurs à l’échelle locale et nationale. Mais le point relatif au projet de création d’une union locale nouvelle à Ouaguenoun a pris la part du lion dans l’ambiance des débats. Pour d’autres intervenants, « il est temps d’en finir avec la médiocrité syndicale ». Pour cela, il propose « la tenue de stages de formation au profit des cadres syndicaux afin d’être à la hauteur des défis de l’heure ». Pour d’autres, « le syndicat, en plus de sa mission de veiller au respect des droits des travailleurs, doit jouer le rôle d’une force de proposition dans la gestion et la planification économique à tous les niveaux ». Dans son intervention, le secrétaire général de l’union de wilaya dit avoir compris la hargne et la demande de ces cadres syndicaux qui veulent une décentralisation. « Votre demande est légitime, mais elle doit se faire dans le cadre des statuts de l’UGTA, notamment en application des articles 53 et 54 qui exigent un nombre de 3 000 adhérents », déclare-t-il. Actuellement, dans la région, on compte un peu plus de 2 000 adhérents. « Nous avons confiance en les compétences qu’il faut afin de déclencher une campagne de structuration en vue de remplir cette condition », ont répondu plusieurs travailleurs. Pour ce faire, une commission d’évaluation, composée de membres de l’Union locale d’Azazga et d’autres cadres syndicaux, a été créée. Elle est chargée de donner un état des lieux exhaustif de l’effectif des travailleurs dans la région, ainsi que les statistiques des travailleurs affiliés à l’UGTA. Dans le cas où les conditions des statuts de l’UGTA sont remplies, un congrès de constitution de cette Union locale sera organisé avant les vacances de l’été. Dans le cas contraire, une campagne de structuration sera enclenchée et des réunions similaires d’évaluation seront organisées dans les prochains jours.

Mourad Hammami