Cessation, location ou donation d’un terrain forestier ?

Pour l’installation d’une antenne de téléphonie mobile, un opérateur privé, après bien des inspections et sondages auprès des particuliers pour l’acquisition d’un terrain pour la réalisation de son antenne relais, s’est rabattu sur les services des forêts qui se sont empressés de lui désigner une parcelle de terrain dans le village Aggache. Si l’utilité d’une telle antenne pour les utilisateurs du téléphone portable n’est plus à souligner, la parcelle cédée par les services des forêts suscite moult interrogations. D’abord, ce terrain fait objet d’un litige entre ce service et des citoyens voisins du terrain en question, et cela depuis 1980, après l’immense incendie qui s’est déclenché en ces lieux causant d’importants dégâts tant à la forêt que pour l’agriculture et qui a même atteint des habitations limitrophes qui ont été complètement détruites. L’autre observation, c’est le fait que nombre de projets d’utilités publiques ont été abandonnés pour faute de terrains et que subitement des opérateurs privés sont autorisés à aménager des infrastructures sur d’importantes surfaces forestières. Cette antenne-relais, en plus de son équipement qui nécessite des socles et autres poteaux d’encrage au sol, doit être protégée par une clôture. L’APC de Saharidj, selon lesdits citoyens, n’a pas délivré de permis de construire ; l’opérateur raconte de son coté, toujours selon nos interlocuteurs, qu’un contrat serait passé avec les services des forêts. Ne comprenant rien à cette affaire, ces mêmes citoyens ont, dans une première réaction, rédigé une lettre d’opposition qu’ils ont transmise à tous les organismes concernés tout en intimant verbalement à l’opérateur d’arrêter les travaux. Les autorités compétentes doivent se pencher sur cette affaire qui risque de prendre de l’ampleur car les citoyens donnent la nette impression d’être décidés à s’interposer pour empêcher que cette antenne soit réalisée en ces lieux. « Il n’y a pas de délimitations précises et personne ne peut affirmer à qui appartient ce terrain litigieux depuis plus de vingt-cinq ans », souligna l’un des citoyens visiblement révolté.

Omar Soualah