Auréolée par ses treize titres… l’Espérance est en train de faire école

Cette « petite » discipline des arts martiaux dont les disciples profilèrent en dépit des moyens qui lui font défaut, mais aussi des querelles intestines qui laminent, est en voie de s’ancrer à Bgayet et de suivre son bonhomme de chemin au point de faire école. A chaque manifestation et c’est désormais une tradition imperturbable, elle s’impose avec l’art et la manière. L’ES Bgayet en est l’une de ses écoles, où la pratique des arts martiaux en général est une priorité. Le yoseikan budo, le kung fu et… le karaté, mais aussi l’athlétisme est une vocation qui nait et grandit. Mais pour l’heure c’est dans le yoseikan budo que ses résultats ont atteint le summum et le grand top. Menée par deux jeunes coachs de la première heure, M. Slimani et Stambouli, cette jeune formation qui a vu le jour en1998, compte actuellement quelque 200 athlètes qui se distinguent régulièrement dans toutes les compétitions nationales. A en juger avec ceux réalisés lors du tout dernier championnat et coupe d’Algérie 2004, de Harcha qui n’ont nullement dérogé à la règle. Treize titres ont été raflés par ces athlètes dont c’est une confirmation pour certains, mais dont c’est le début pour d’autres qui émergent ainsi pour la première fois dans les annales de cette discipline. Treize titres inscrits pour la postérité qui sont le fruit de l’effort de tout un groupe animé par une volonté de fer et d’un travail assidu, et qui a su asseoir ses règles et imposer le grand respect. Ainsi donc cette formation, en dominant les catégories cadettes, minimes et seniors garçons, a arraché les titres de champions d’Algérie par équipe, auxquels s’ajoute une place de vice-championne pour les cadettes filles. En individuel, trois titres de champions lui ont été attribués haut la main, dont deux en seniors garçons et un pour en cadettes filles,en plus de deux de vice-champion pour les juniors garçons et minimes filles, ainsi qu’une troisième place pour les seniors. En coupe d’Algérie, l’équipe a eu également trois trophées dont deux deuxième place et une troisième respectivement dans les catégories minimes cadettes filles et cadets garçons. Cette jeune école qui n’est en fait qu’un embryon de la toute grande qui a ses ancrages et ses tentacules à Boukhiama, M’cisna, Adekar… est en train d’avancer lentement mais sûrement et de faire des émules. La récente installation de ses instances fédérales et locales,ne manquera pas de lui redonner toute la dynamique nécessaire pour son épanouissement. Toutefois, elle manque d’une sérieuse d’aide de la part des instances qui doivent lui accorder un peu plus d’intérêt qu’elle mérite en la dotant de moyens nécessaires à sa propagation. Le message est plus que lancé.

M. O.