Insécurité… vigilance des locataires

Il n’est un secret pour personne : l’insécurité gagne de plus en plus nos villes et nos villages. Vols, agressions, kidnappings se sont multipliés ces derniers temps à telle enseigne qu’on a peur de sortir même le jour. Devant cette situation alarmante, associations et comités cherchent des voies à suivre pour faire face à ce phénomène inquiétant. A Draâ El Mizan, et plus précisément au quartier 200 logements connu sous le nom « Cité » colonel Amar Ouamrane », les membres de l’association livrent une lutte implacable à tous ceux qui rôdent dans les alentours. « Depuis la création de notre association, nous avons tout de même réalisé beaucoup de chose. Il nous reste à demander la clôture de notre cité », nous a dit au passage le vice-président de l’association, avant de revenir sur leur préoccupation majeure : « C’est devenu invivable. En tout cas, de notre côté, nous sommes décidés à aller jusqu’au bout. Maintenant, nous n’allons pardonner à quiconque de venir perturber la vie de notre cité. Chaque jour que Dieu fait, on assiste soit à un vol soit à une agression. Certains se donnent même le droit de proférer des vulgarités alors que nous sommes une société conservatrice dont aucune transgression de mœurs n’est permise ». Un deuxième intervenant nous relate un fait qui a eu lieu quelques jours auparavant : « La dernière fois, nous avons suivi un voleur à minuit, jusqu’au 8e étage. On est là pour aider les services de sécurité dans leur travail. On ne va pas permettre à des intrus de semer la terreur dans notre quartier. Nous avons sué pour avoir un toit décent ». Pour les citoyens de ce quartier, l’implantation des « parkings sauvages » attire aussi des malfaiteurs. Selon les mêmes personnes, un rapport bien détaillé sur la situation qui prévaut aux « 200 logements » ainsi qu’une pétition sont prêts pour être remis au wali dans le cas où il viendrait en visite à Draâ El Mizan. En définitive, la peur s’est installée. « L’éradication de ce phénomène est-elle pour demain ? » s’interroge-t-on.

H. N.