Droits de l’enfant, devoirs de la société

Le 1er juin, c’est la fête internationale des enfants : par fête, il faut entendre festivités, réjouissances mais aussi occasion de rappeler, comme on le fait pour la femme ou les handicapés, que cette catégorie de la société a des droits qui ne sont pas toujours respectés. `S’il est vrai qu’en Algérie, l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, s’il est vrai aussi que tout un arsenal de loi défend l’enfant contre les agressions dont il pourrait être l’objet, aussi bien dans sa famille qu’à l’extérieur, des milliers d’enfants font encore l’objet de sévices de toutes sortes : violences familiales, mauvais traitement à l’école, atteinte à la pudeur, prostitution, exploitation par de véritables négriers qui les font travailler jusqu’à épuisement. La déperdition scolaire est un phénomène dévastateur : chaque année, il jette dans la rue des milliers de jeunes, les exposant ainsi à l’oisiveté et aux dangers de la rue. Un nombre considérable d’enfants et de jeunes fument aujourd’hui, d’autres se droguent, s’exposant ainsi à la délinquance. Les familles, qui jettent dans la rue leurs enfants, portent une lourde responsabilité dans cet état de choses mais cette responsabilité est partagée par la société, qui a abandonné depuis longtemps l’éducation des enfants par l’école qui n’inculque plus les valeurs civiques et morales, par l’Etat qui ne met pas assez de garde fous pour protéger cette frange vulnérable de la société. Droits de l’enfance, oui, mais aussi devoirs des adultes ! Il est bon de le rappeler.

S. Aït Larba