Un projet d’assainissement lancé

Trop longtemps, la ville de Draâ El Mizan a souffert de la vétuste de son réseau d’assainissement conçu pour l’ancienne agglomération datant de l’époque coloniale. Les différents Exécutifs communaux qui se sont succédé à la tête de cette municipalité, n’ont ménagé aucun effort pour qu’un projet de grande capacité puisse être inscrit. Enfin, c’est l’épilogue de ce problème. Sitôt installée, l’actuelle équipe dirigée par M. Didouche Hamou, qui a acquis tout de même une expérience dans la gestion des affaires communales s’est attelée au lancement du projet. Depuis près de trois mois, la ville de Draâ El Mizan est en chantier. Une entreprise est à pied d’œuvre. Deux importants tronçons sont déjà achevés avec tout ce qu’ils comportent comme regards d’égouts. Actuellement, les travaux sont en cours dans l’Avenue principale du lycée Ali Mellah jusqu’au siège de la daïra pour arriver ensuite jusqu’au Centre-ville. « C’est un projet important. Il réglera définitivement le problème d’assainissement de toute la ville », nous a déclaré à ce propos une source locale. Certes, l’entrepreneur ne fait qu’appliquer la fiche technique, seulement au cours de nos conversations certains réverains ont émis quelques remarques au sujet des regards d’égouts. « Placer un regard d’égouts tous les trente mètres, c’est bien. Mais, il faudrait aussi se mettre dans la tête que certains habitations sont situées parfois en contrebas du regard si bien qu’il sera difficile de procéder au raccordement », note l’un d’eux. Il y a lieu aussi de relever qu’au programme, le ville va bénéficier d’un bitumage de toutes les rues dés que ce projet arrivera à terme. Alors, voyant les regards d’égouts placées au centre de la route, certains ont pensé qu une dégradation se produira à chaque fois qu’un riverain creusera pour placer les buses. Par contre, eu égard à la ville qui souffre de l’encombrement causés essentiellement par les semi-remorques de passage, l’entreprise n’engage ses travaux que la nuit. « C’est une très bonne initiative, mais, nous les commerçants, nous souffrons quotidiennement de ces tourbillons de poussière soulevés par les véhicules. On ne peut pas ouvrir nos portes », fulmine l’un d’eux.

Amar Ouramdane