L’eau rationnée

En plus d’un rationnement draconien de l’eau potable auquel les quelque 6 000 habitants du chef-lieu de la commune sont assujettis depuis fort longtemps (1 jour sur 5 par quartier), la dernière pénurie qu’ils ont connue depuis une quinzaine de jours les a littéralement éprouvés. Pour cause : une conduite d’adduction, réalisée à l’ère coloniale, en proie à une grande vétusté et à une corrosion devenues ingérables pour les services des eaux de la commune aux prises avec les fuites récurrentes dont ils n’est plus possible de venir à bout. La patience des citoyens est mise à mal par ce problème qui n’a que trop duré et, par ricochet, pénalisé l’ensemble des quartiers de Boudjellil-centre. Après maints efforts, c’est à peine si l’on est parvenu à rétablir l’eau que l’on s’efforce de distribuer encore pour quelque jours, car la situation prévalant dicte la rénovation du tronçon défaillant du réseau au niveau du quartier d’Aâfir où il est sujet à une « faune » de fuites. « La solution, explique un élu, passe par la réhabilitation de la conduite d’adduction sur 1 km 200 environ », précisant qu’en lieu et place de la conduite corrodée, on mettra une autre, plus résistante en PHD (polythylène à haute densité). C’est une solution palliative, a encore fait savoir le mandataire du peuple qui rassure qu’un budget de 550 millions de centimes est prévu par l’APC pour régler durablement ce névralgique problème et ce, dans le cadre de la 2e tranche des PCD. Notre source affirme que l’APC pourra avoir définitivement raison du manque d’eau dans cette contrée dès lors qu’ils sera procédé à la mise en service de 2 forages qui entreront en action avec un réservoir de 500 m3 édifié sur les hauteurs de Boudjellil.

Z. F.