“Notre économie changera radicalement d’ici cinq ans’’

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Dans le sillage de la Foire internationale d’Alger, Hamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements, a animé hier une conférence- débat à la salle des conférences du Palais des expositions aux Pins Maritimes.Devant des investisseurs nationaux et étrangers, il a passé en revue la situation ainsi que les perspectives de son secteur. Présentant le paysage économique national dans son ensemble, l’orateur a tenu à comparer cet état des lieux à ce qui existait il y a quelques années. “L’économie algérienne a profondément changé par rapport à l’an 2000, date du début effectif des réformes’’ a-t-il affirmé. “D’ici cinq ans, l’économie nationale ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui’’, ajoutera t-il.La stabilité politique et sécuritaire qui caractérise la situation dans le pays ces dernières années a joué en faveur de la relance économique, ainsi des éléments de stabilisation sont apparus, bien que d’autres choses restent à faire, selon le ministre. “Si le taux de change ne satisfait pas les investisseurs, l’inflation a été réduite à 2%, les réformes sont une réalité et doivent avoir le temps nécessaire pour se réaliser’’ dira le ministre.L’économie nationale présente actuellement plusieurs atouts. À la hausse du prix du pétrole s’ajoute l’émergence d’autres partenaires constitués de grandes entreprises hors les pays du nord, elles débordent sur ces derniers comme l’Algérie a la possibilité de déborder via la Sonatrach, selon l’orateur.A l’échelle régionale, nous devons regarder au Maghreb, les 80 millions de ses habitants et le contexte international nous impose cela.Evoquant la privatisation, Hamid Temmar affirmera qu’elle s’est accélérée “entre 2000 et 2004, neuf opérations de privatisation ont eu lieu, en 2004 elles sont passées à 300 opérations’’ a-t-il affirmé. Pour le conférencier, cette démarche constitue une forme de mise à niveau pour les entreprises publiques et permettra de sauver notre appareil industriel. Quant aux banques, le ministre dira que “des réserves sont émises à leur privatisation, pour cela une opération-pilote qui concernera deux banques sera menée’’. A propos du dispositif à l’égard des investisseurs, le système des avantages va changer ou le temps de l’étude des dossiers sera réduit et la possibilité de recours offerte.Par ailleurs, le foncier qui constitue un sérieux problème pour les investisseurs et qui est distribué d’une manière illégale à travers le pays, sera prochainement débattu lors d’un Conseil de gouvernement qui lui sera consacré.En perspectives, “la stratégie économique connaitra une transformation. Avant cela le Conseil du gouvernement consacrera une réunion à l’administration et à la bureaucratie’’, estimera encore le ministre.Aussi, une étude sur la stratégie industrielle sera proposée le mois de juillet prochain pour qu’elle soit mise en pratique dès la prochaine rentrée sociale.

Naïma B.

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