Alors que le nombre de personnes en âge de travailler s’accroît et qu’augmente la pression démographique dans les sept cités nouvellement construites autour des périphéries de la ville, Seddouk offre très peu de perspectives d’emploi. Pourtant, en 1992, les autorités locales de l’époque pour atténuer cette contrainte que rencontre la catégorie de citoyens, ont créé une zone d’activité dont les objectifs sont le plein emploi, l’amélioration des ressources communales et l’augmentation des produits manufacturés sur le marché local. D’une superficie de 5 ha étalée sur le flanc d’une colline basse au relief accidenté, l’agence foncière locale, maître de l’ouvrage, a mis les bouchées doubles pour viabiliser cette zone par l’alimentation en eau potable et en énergie électrique, l’assainissement des eaux usées et la pose de canalisations pour les eaux pluviales. Mais, les promoteurs ont buté sur l’acquisition de titres de propriété au niveau des domaines fonciers. Les premiers actes ont été délivrés en 1998 pour les 15 bénéficiaires inscrits pour la 1ère tranche et les 9 autres inscrits dans la 2ème tranche, ont été retardés jusqu’en 2003. Ceci étant, malgré la levée de cette contrainte, les résultats escomptés n’ont pas été atteints : hormis un industriel dont l’usine (installée il y a deux ans) est rentrée en production et trois autres qui venaient juste de démarrer les travaux, le reste des promoteurs, même avec les titres de propriété en leur possession, ne s’empressent pas d’entamer leurs projets. Pourtant, cette zone d’activité a été le cheval de bataille de la plupart des candidats aux élections municipales et partielles du 24 novembre 2005. Lors des meetings, ils n’ont cessé, chaque candidat avec sa propre touche, d’égrener un chapelet séduisant de solutions à même d’endiguer le chômage endémique qui sévit dans cette commune, pointant tous du doigt cette zone qu’ils désignent comme seule alternative pouvant sortir de l’ornière la frange juvénile qui demeure sans perspectives d’emploi. Au jour d’aujourd’hui, cette zone d’activité reste en deçà des aspirations de la population et la détresse des jeunes s’accentue en continuant à exercer des emplois précaires : vente de cigarette et gadgets à proximité des cafés ou des lieux fréquentés, récupération des produits ferreux et plastiques, collecte de produits agricoles…
L. Beddar
